Je confirme ce que vient de dire John : le désintérèt de ma femme pour l'amour physique s'est accru en symétrie de mon détournement pulsionnel (avec prise d'otage de mes couilles) vers celles qui sont toujours consentantes, et pour cause : elles sont fictives ! dans ce cas, je me mettais à râler sur le nombre de salamalecs qu'il fallait pour se mettre une vraie femme au bout du gland (excusez mon langage si vous le pouvez, c'est du vécu) et évidemment, ça n'arrangeait rien à mes relations de couple.
la dégradation de nos rapports m'a fourni le prétexte que je recherchais pour me faire un cataplasme de justifications à ma cyberattitude, auxquelles je ne croyais pas, mais honnètement, quand on descend l'escalier en spirale du mensonge, on n'en a rien à branler qu'il n'ait pas de rampe.
Heureuse surprise : l'abstinence auto-érotique m'a permis d'augmenter mon seuil de tolérance à la frustration sexuelle, ce qui m'a ouvert les yeux dans des tas d'autres domaines de ma vie, et de devenir beaucoup plus câlin avec ma compagne.
Bref, c'est que du bonheur.
Ne perds pas trop de temps à t'abimer dans le diagnostic des pourquoi et des comment, du si c'est d'ma faute ou d'la sienne, ou du 50/50.
Anyway, c'était hier. L'important d'abord : te taper des cyber-salopes t'apparait-il comme un pas évolutif majeur dans ton épanouissement personnel ? l'addiction nous entraine dans des orgies d'explications qui font de nous
des victimes et/ou des
coupables, ce qui nous ramène à
l'autoapitoiement ou à
l'exécution de la sentence, et ça on sait où ça nous ramène.
L'autre choix, c'est d'être globalement d'accord avec ce qui se dit ici, et de se sentir responsable de son rétablissement. Pour aujourd'hui. Et de trouver les outils qui permettent de prolonger l'abstinence jusqu'à demain, et que demain ça sera à nouveau aujourd'hui, et comme on aura été clean hier (aujourd'hui c'est le hier de demain) ça sera plus facile. Parce qu'honnètement, j'ai pas envie de me retaper demain le film d'avant-hier !
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la pornographie nous prend pour des branleurs.