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 qui a déjà tenté la thérapie conjugale?

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madinina



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Région: montréal
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MessageSujet: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 9 Nov à 0:00

c'est avec les questionnements de Lutine que je me suis rendue compte que je vivais une "méchante" étape face à la dépendance de mon conjoint.

je voudrai savoir pour les personnes qui ont entammer ce genre de démarche, comment est ce que ça s'est passé?

moi je me pose beaucoup de questions et je ne suis toujours pas sûre d'avoir fait le bon choix...

merci de vos réponses

Madinina
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Jozefa



Nombre de messages: 198
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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 9 Nov à 0:16

Mon ex mari et moi avions entamé une thérapie conjugale.
Oui, nous avancions, et j’y croyais.
Cette thérapie a été interrompue. Dommage… Je pense que c’est efficace, à condition de la mener aussi longtemps que nécessaire.
Comme n’importe quel traitement, il faut le mener à son terme, même si c’est long, très long.

_________________
Que dit ta conscience ? - «Tu dois devenir celui que tu es.» (Nietszche)


Dernière édition par le Mar 20 Déc à 16:59, édité 1 fois
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julie



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Date d'inscription: 20/09/2005

MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 9 Nov à 1:26

Moi je dois prendre RDV ... j'espère que ça va nous aider, sans doute juste pour "communiquer" davantage, c'est ce qui me manque, en fait c'est tellement compliqué hein ...
Tout va bien, mais j'ai du mal, parfois, à ne pas angoisser et c'est incontrôlable ...
Puis j'ai des questions, des tas de questions sans réponses ...

J'ai jamais consulté de psy, mais j'en ai rencontrés, une femme et un homme, ce dernier était le dernier (en date) psy de ma mère, et elle a tenté de se suicider en février dernier ... pourtant c'était le meilleur des meilleurs ... (j'étais ambulancière) toutes mes patientes qui y allaient me racontaient combien il était excellent ...

Donc, en même temps ça me fait un peu peur, mais c'est idiot parce qu'ils ne sont pas tous bons ou mauvais ...

C'est quoi ta "méchante étape" Madinina ? On sait jamais, on pourrait en discuter ...

Jozefa, à ton avis, est ce que ce serait bon dans notre cas cette thérapie de couple ? Mon mari n'est pas très partant ... j'aimerais lui faire changer d'avis "à l'usage" ... régler nos problèmes, et après on arrête !

I love you
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Jozefa



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Jeu 10 Nov à 14:45

Si c’est judicieux, une thérapie de couple ?

Pour moi, la situation se présentait ainsi : C’est lui qui est malade et c’est moi qui dois me soigner. Mon psy disait que, même s’il pouvait m’aider, il ne m’ôterait pas toute sensibilité en cas de coup dur. Il a donc proposé que mon mari m’accompagne.
Lors de ces séances, mon mari m’entendait. La prothèse auditive fonctionnait ainsi : Le psy m’écoutait, accordait de l’importance à ce que je disais, et si j’exprimais ma souffrance, ne me renvoyait pas dans les choux sur le mode ‘Z’avez qu’à pas souffrir’. Disons que je n’avais pas mal sans raison, ma détresse était ‘légitimée’ même si de vieilles blessures d’enfance m’avaient rendue fragile. Le psy médiateur, ou porte-voix (pas forcément écoutée, mais entendue).
Lors de entrevues aussi, mon mari osait, bribe par bribe, en dire plus que ce que j’avais découvert. De semaine en semaine, l’étendue des dégâts se dévoilait. Même si je sortais souvent de ces séances bonne à ramasser à la petite cuiller, nous avions pu parler et nous ‘entendre’, le temps de ces parenthèses.
Malheureusement, sortis du cabinet, ma parole redevenait inaudible au premier désaccord (nos désaccords ayant toujours pour origine le porno) et sa parole à lui (J’suis testostéronement normal, Tous les hommes font pareil, Y’a pas d’mal à s’faire du bien), ben… c’était pas celle que j’espérais.
Peut-être aurions-nous pu déboucher sur quelque chose de positif, si nous avions pu continuer. Nous n’avions plus de béquille, nous nous sommes séparés.

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julie



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Jeu 10 Nov à 16:00

Ok je vois ... merci Jozefa, ça m'éclaire beaucoup ...
Ce qui m'inquiète, c'est que je n'ai jamais consulté de psy, j'en ai BESOIN pourtant, et depuis longtemps, mais plein de choses m'en ont toujours empêchée ...

Quand tu dis "C’est lui qui est malade et c’est moi qui dois me soigner" c'est tout à fait ça pour nous aussi ! Mon mari a pris conscience de sa dépendance, il a arrêté, donc il a passé le stade de "ce que je faisais est normal, tous les hommes le font" on en parlait encore hier soir, il dit qu'il était dedans, et qu'il ne se rendait pas compte que ce qu'il faisait le bouffait ! Depuis qu'il a arrêté donc, tout va bien pour lui, et il faudrait que par un claquement de doigts : j'oublie tout Shocked Shocked Il faudrait que je n'y pense pas, jamais, alors que tout me surgit parfois subitement à la figure, ce qui créé chez moi des angoisses terribles !

À part ça, ça va super bien I love you On fait plein de choses, et surtout il est beaucoup plus disponible, du fait que dans la journée il travaille VRAIMENT, ben il n'a plus besoin de ratrapper son boulot jusqu'à minuit Rolling Eyes et toute notre vie de couple s'en ressent !

Je rêverais d'aller super bien et ne pas avoir ces satanés coups de blues, je pense qu'avec le temps et de la compréhension ça passera ...
J'espère ...
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madinina



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Jeu 10 Nov à 17:19

quand je parlais d'une méchante étape, c'était pour dire que maintenant que les choses étaient en quelque sorte dévoilées, il fallait maintenant s'y attaquer de front, et ça même si je suis contente de pouvoir enfin commencer à "trâiter le bobo", ba ça fait peur...

pour nous la thérapie fonctionne comme ça, une rencontre de couple, une rencontre moi toute seule, une rencontre lui tout seul, une rencontre de couple et ainsi de suite...

hier c'était à mon tour et elle a d'abord voulu savoir qui j'étais, ma famille, mes histoires amoureuses, ect...
je pense qu'elle va faire la même chose avec mon conjoint et après elle nous fera un premier bilan pour savoir comment orienter le navir.

un peu comme Josefa, mon copain a un argumentaire assez généralisateur, mais il a fait déjà un bon bout de chemin car la semaine dernière en thérapie, il a dit ne plus avoir consommé depuis au moins 2 semaines, moi je n'en suis pas certaine car j'ai arrêté de fouiller dans son ordi, (je me suis rendue compte que ça me rendait vraiment malade) alors je vais essayer de lui faire confiance, j'ai bien dit essayer...

en effet hier en parlant avec la psy je me suis rendue compte que ma confiance était tellement ailleurs que j,en venais à me demander les réelles raisons de cette thérapie, est ce parce que je veux que ça s'arrange ou est ce que je veux qu'il y ait une tiers personne qui m'appuit, me soutient dans tout ce que je vais déballer sur mes sentiments, mon dégoût,...

comme Josefa, avoir le sentiment d'être légitime dans ma douleur, car je ne suis pas capable de l'exprimer clairement en dehors, j'ai peur de quelque chose et j'ai du mal à savoir quoi...

bref les questionnements continuent, mais une chose à changer, ses témoingnages d'amour et d'attachement son plus fréquents et surtout beaucoup plus spontanés, alors je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête mais quelque chose est en train de changer...

tout ce que j'espère, c'est que pour moi, de mon côté ce n'est pas trop tard... car à avoir tellement souffert dans l'attente d'un dénouement j'ai l'impression qu'à certains moment mon envie de sortir de cette relation était devenue plus grande que celle d'y rester et de m'accrocher...

bref on verra...

mais une chose est certaine c'est que tout cela ne pourra pas se dénouer en un claquement de doigt...

à bientôt.
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julie



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Lun 14 Nov à 15:51

Merci Madinina I love you

Tu as raison d'avoir peur, tu es réaliste au moins ... Ça ne sera pas simple, et surtout ça sera long ... (je le sais, je le ressents aussi pour nous hein Crying or Very sad )

Je ne comprends pas bien quand tu dis que ta confiance est ailleurs par contre, (explique moi, tu n'as pas confiance, ou bien avoir confiance ça ne t'effleure pas ?)
C'est légitime de vouloir quelqu'un qui t'aide, la psy est là pour ça ?

Moi j'attends pas spécialement de dénouement, je le vois pas comme ça, pour moi il n'y en aura pas, et on va trainer ça toute notre vie !
Vivre avec, sans y penser toujours mais ... ça sera toujours là, entre nous, et il faudra vivre avec ! Quand j'ai décidé de l'aider, c'est à dire : continuer à l'aimer et l'accompagner, ben je savais que ça serait comme ça ...

Moi j'ai peur de quelque chose, et je sais ce que c'est ! J'ai peur de tout, c'est bien simple ! TOUT ! Peur quand il va travailler, peur quand il reste à la maison, peur quand il téléphone, peur quand il écrit un mail, peur quand il consulte un site, en plus il travaille avec Internet, ce qui fait qu'il est tout le temps sur son ordi ! Il fait même des choses qui n'ont rien à voir avec son travail (mais toujours dans l'informatique) ce qui fait qu'il est vraiment à fond dedans !

Remplacer une dépendance (pourrie) par une autre dépendance (même propre) mouais bof je me demande si c'est normal ... Il a peur de quoi ?
On rigolait l'autre soir en regardant Urgences car deux personnages étaient chez une psy, pour leurs problèmes de communication ! La fille (Sam) disait que Luka avait du mal à lui parler ! Je sors alors pour rigoler "ouin, ben t'as pas fini alors !" et mon mari (pour rigoler) "c'est normal, il est Croate, y'a la barrière de la langue" ... Depuis je dis qu'il est Croate aussi, ça ne fait rire que moi hein Confused

...

C'est une bonne méthode il me semble les RDV avec l'un et l'autre ET ensemble !!!!
Moi j'ai attendu tellement longtemps que mon cher et tendre accepte le psy (lire son sujet "Un psy mais pourquoi faire ?" http://orroz.forumactif.com/viewtopic.forum?t=339 Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes ) que maintenant, je ne sais plus si je dois appeler ou non ! En plus il dit encore qu'il le fait pour moi, donc pour moi ça veut bien dire qu'il le fait pas pour lui, donc : échec ! Raisons erronées, je trouve ça minable, perdu d'avance ...

En plus il a fait une énorme connerie l'autre soir, alors que je partais 1/2h seulement chercher ma fille à la garderie ! Ça n'a rien à voir avec une rechute, mais pour moi : il a BESOIN d'un psy !

Puis il m'énerve en plus en ce moment (ça se voit ? Very Happy ) Il me dit des choses que j'ai envie d'entendre ! Alors moi je me "câle" dessus (soulagée, confiante) puis ensuite il retourne sa veste et dit "ah ben nan j'ai jamais dit ça!" Shocked Donc s'il fait ça pour ça, il peut aussi bien tout à fait me mentir sur le reste Shocked Moi je veux bien faire confiance, mais j'y arrive pas ...

De toute façon, un psy me fera du bien à moi aussi, j'en ai besoin je le sais bien, j'arrive pas à prendre sur moi certaines choses (puis il m'aide pas en plus)

Courage @ toutes !
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Lun 14 Nov à 17:53

madinina,

D'abord je voulais te dire bravo d'avoir arrêté de fouiller dans son ordi. Tu as bien raison, ça rend malade. Quel gaspillage d'énergie, quand on y pense et pourquoi? Parce qu'on a peur, parce qu'on voudrait voir venir les choses, bref on voudrait prévenir la peine et la souffrance. Or, chaque fois qu'on s'installe pour fouiller dans l'ordi de l'autre, on nourrit notre peur, on nourrit notre souffrance et parfois on en vient frustrée lorsqu'on n'y trouve rien, car la confiance n'est pas là de toute façon et que on se dit qu'il a bien pu effacer toute trace. Que c'est épuisant, insécurisant et blessant pour soi-même. De plus, on cesse de camper le rôle de conjointe (partenaire de vie) et on joue au détective. On en vient à materner l'autre, comme la mère cherchant à débusquer les mauvais coups de son ado. Or, en agissant ainsi on envenime notre problème. Parce que notre conjoint est un adulte et que plus on joue à la mère, plus il se révolte dans sa dignité de mâle. Alors il se sent justifier de fuir. Il en vient à prétendre que c'est nous le problèmes, que nous l'étouffons. Alors qu'en fait on ne voulait que calmer nos angoisses et prévenir la souffrance. Bref, je crois qu'il faut se trouver d'autres moyens de gérer l'angoisse et qu'il faut résister à l'envie, j'avoue très prenante, de fouiller son ordinateur.

Aussi, tu dis avoir de la difficulté à lui faire confiance, à le croire lorsqu'il dit qu'il est abstinent depuis 2 semaines. Et c'est parfaitement légitime. On pourrait très bien être justifiée de ne pas avoir confiance en quelqu'un qui nous a menti des milliers de fois. Malheureusement, je crois qu'on n'a pas d'autre choix que de continuer à faire confiance. Du moins, je crois qu'il faut qu'il sache qu'on a confiance en lui, même si la réelle confiance peut être longue à se rétablir. Car lui-même n'a pas confiance en lui. S'il est en début de rétablissement, probablement qu'il a aussi peur que toi de ne pas y arriver. Et de plus, il vit beaucoup de culpabilité et c'est souvent la raison qui amène les rechutes. Or, lorsqu'on lui montre qu'on a confiance en lui (même si intérieurement on en n'est pas certaine), qu'on le valorise dans sa démarche, dans ses efforts, je crois que ça calme un peu sa culpabilité et que ça l'aide à continuer de progresser.

Mais ne t'en fait pas, lorsqu'il aura suffisamment avancer, il reconnaîtra probablement le tort qu'il t'a fait. Mais tant qu'il n'a pas fait un petit bout de chemin, le lui ramener sous le nez ne fera que le propulser vers la rechute. Car il a déjà de la difficulté à vivre avec sa propre culpabilité, alors si on lui en rajoute, je crois que c'est fatal.

Mais je sais que ce n'est pas facile. On a l'impression de vivre des choses atroces que personne vit et personne semble comprendre. Ou bien on a trop honte d'en parler ou bien les autres sont trop mal à l'aise d'en entendre parler ou encore pire, les autres minimise le problème, en disant que c'est normal, qu'on fait des montagnes avec rien. Et c'est là en nous, ça crie ce besoin d'être comprise, de se faire dire qu'on est une victime dans tout ça,... Or, bien que justifié, il faut se servir de ça pour grandir intérieurement, pour comprendre pourquoi on vit cela. Parce qu'avoir à ce point besoin que la terre entière reconnaisse notre souffrance, avoir à ce point besoin que quelqu'un quelque part prenne soin de nous, eh bien, je crois que ça découle d'une mésestime de soi, d'un manque de confiance en soi. Ce n'est pas évident, car paradoxalement vivre avec un dépendant sabote l'estime et sabote la confiance.

Ce n'est pas évident et c'est un combat de tous les jours, mais je crois personnellement qu'on n'a pas le choix. Car victimiser et attendre que l'autre daigne enfin s'en sortir, je crois que ça ne mène qu'à la souffrance et par ricochet à la maladie. J'en sais quelque chose. On vient de m'opérer pour un très géant kyste à l'ovaire, gros comme une tête de bébé. Quand j'ai chercher à comprendre la signification que ça pouvait avoir dans des livres du genre: Écoute ton corps, j'ai lu qu'un kyste signifiait de la tristesse emmagasinée, non exprimée. Eh bien, ça a l'air que j'en avais beaucoup car le docteur a dit avoir rarement vu un aussi gros kyste. Depuis que je connais l'existence de ce kyste, je me suis bien promise qu'on n'allait pas m'ouvrir le ventre 2 fois. Ceci n'est qu'un exemple, mais le stress constant m'a fait faire 2 dépressions, a débalancé mon système hormonal causant un sérieux problème d'obésité.

Finalement, en victimisant, je ne cherchais que de l'approbation, qu'un baume à ma souffrance. Au lieu de ça, je me suis mise dans des situations de souffrance accrues. J'ai mis du temps à comprendre, mais maintenant je me suis dit que ça n'en valait pas la peine. J'ai choisit de prendre ma propre vie en main et d'essayer de ne pas travailler sur la vie de mon conjoint.

Parmi mes solutions, j'ai tenté de rationaliser le tout. IL a une maladie, d'accord. Ce n'est pas une raison de ME rendre malade. JE sais que sa maladie m'a fait mal, m'a causé de la souffrance et il est encore trop malade pour le reconnaître. Mais moi JE sais que Je ne suis pas fautive, que JE ne suis pas comme toutes les choses dont parfois il m'accuse. JE sais ce que je vaut et quand bien même la terre entière dirait le contraire ça n'y changerait rien. Je compare parfois à une autre maladie. Par exemple, s'il avait une maladie visible physiquement et qu'en proie à la douleur, il me dirait des vacheries, je ne réagirais probablement pas, car je saurais que c'est à cause de la maladie. C'est la même chose. De plus, j'ai intégré le fait qu'une émotion, c'est comme une vague, si on la nourrit pas, elle passe et elle s'en va. Donc, quand survient la tempête, je me mets une musique qui me calme, je vais dans un endroit tranquille, je laisse couler les larmes et j'attends que ça passe. Mais sans rien me dire mentalement, car sinon je risque de nourrir ma peine et ma colère. Puis au bout de 15 à 30 minutes, l'émotion passe et je deviens plus rationnelle. Je deviens donc capable de faire face à SA maladie plus froidement sans ME détruire.

Et pour le reste, je te dirais, fais confiance à la vie. Je vois dans ce que tu dis de belles lueurs d'espoir. Il a accepté d'aller voir un psy, il essaie d'être abstinent, il tente d'être plus affectueux. C'est bon signe, ça montre que quelque part il a envie de s'en sortir.

Et quand tu doutes de l'amour que tu as pour lui, rappelle-toi qu'il y a deux hommes en lui: le véritable, celui que tu as aimé au début et le malade. Moi, ça m'a aidé à garder l'amour. C'est pas évident car autant on peut aimer le vrai homme en lui, autant on peut détester l'autre. Sauf que ce qui est positif, c'est plus que son désir de s'en sortir grandit, plus on voit réapparaître celui qu'on aime vraiment. C'est l'inverse du processus de maladie. Avant, plus il sombrait dans sa dépendance plus on ne le reconnaissait plus. Mais plus il cherchera à s'en sortir plus il réapparaîtra par moment. Je dis par moment, car cela ne veut pas dire qu'il n'aura pas de rechutes. Il faut laisser agir le temps. Et je suis bien contente d'avoir laisser agir le temps. J'ai une vie de bien meilleure qualité qu'il y a 4-5 ans. Elle est encore imparfaite, mais elle n'est plus désespérante et elle s'améliore de plus en plus, et je retrouve mon véritable âme soeur, celui-là que j'ai marié et qui semblait avoir disparu un certain temps.

Bon courage et bonne chance!
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Jozefa



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Lun 14 Nov à 18:34

Quand tu parles à Madinina, tu me parles aussi, Espoir.
Quand tout s'embrouille à nouveau, ça fait du bien de retrouver un message où les idées sont claires.
Merci, Espoir

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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Lun 14 Nov à 19:44

Manue,

J'aurais tendance à croire que si ton mari n'est pas partant pour la thérapie de couple, s'il y va, ça sera sûrement à reculons et donc pas nécessairement constructif. Quoiqu'on ne sait jamais, peut-être deviendra-t-il réceptif à la longue.

Tu as écrit: "Depuis qu'il a arrêté donc, tout va bien pour lui, et il faudrait que par un claquement de doigts : j'oublie tout."

C'est certain qu'on oubliera jamais, mais au début de son rétablissement, c'est mieux, en effet, de ne pas lui ramener le tort qu'il nous a fait sur le nez. Même s'il ne le dit pas (un homme, c'est orgueilleux), il s'en sent probablement déjà très coupable. Si tu lui ramène ce qu'il t'a fait endurer parce que tu as besoin d'être justifiée, le problème risque fort bien de revenir. Ce n'est pas parce qu'actuellement il est abstinent, que cela veut dire qu'il est à l'abri des rechutes. Et il a tout un processus intérieur à faire avant de guérir ce qui faisait qu'il avait besoin de sa dépendance. Déjà, il a fait le pas de couper la substance (de s'abstenir de porno) et il a besoin que tu reconnaisses son effort et que tu l'encourages dans l'étape suivante qui constitue à guérir ce qui l'y a amené dès le départ. Si au lieu de l'encourager et de reconnaître son effort, tu te vides le coeur et tu lui ramène tout ce qu'il t'a fait vivre, tu ne fais que contribuer à augmenter son sentiment de culpabilité. Et comment a-t-il gérer les trop plein d'émotions jusqu'à maintenant? Avec la porno? Il risque fort bien d'y retourner.

Mes paroles peuvent paraître dures, mais elles sont malheureusement vraies. Mais je sais ce que tu ressens. Enfin, il a quelques moments de lucidité, tu semble retrouver le gars que tu as aimé et tu voudrais bien te confier à lui, lui dire comment tu as eu de la peine, comment tu t'es sentie désespérée par ses comportements,... Bref tu voudrais qu'il te rassure, qu'il s'excuse, qu'il te dise que ça n'arrivera plus jamais. Or, il n'est pas rendu là. Mais je crois qu'au fur et à mesure qu'intérieurement il aura réglé ses problèmes qui le menaient à la porno, je crois qu'il en viendra un jour à reconnaître ses torts. Mais il faut lui laisser le temps.

Il se peut qu'il ne croit pas utile de faire un cheminement intérieur dans le moment. Cela m'a fait pensé à ça puisque tu écris que pour lui, tout semble régler et qu'il ne veut pas voir de psy. Si c'est le cas, je ne veux pas jouer les prophètes de malheur, mais ça ne fera qu'un temps. Car arrêter la substance, sans vouloir comprendre ce qui nous y a mené ou du moins sans faire de travail intérieur, je crois que c'est être dans une sorte de déni et parfois ce déni peut durer plusieurs mois. Par exemple, c'est comme l'alcoolique qui devient sobre pendant quelques mois, parce qu'il essaie de se prouver qu'il n'est pas alcoolique, mais qui rechute car il n'a pas travaillé sur lui-même.

Sauf que ce processus n'est pas inutile, car il faut que le dépendant soit confronté à lui-même, qu'il se rende compte qu'il ne peut pas s'en sortir par ses propres forces uniquement, qu'il a besoin de cheminer intérieurement. Au début, quand mon mari a pris conscience de son problème, il ne voulait rien savoir d'aide extérieure, puis petit à petit, il s'est bien rendu compte que seul, il n'y arrivait pas. Mais je crois que c'est typiquement masculin. Les femmes sont plus portées à demander de l'aide, alors que les hommes y voit un signe de faiblesse et comme leur défaut principal est l'orgueil, il ne consulte pas d'emblée. D'ailleurs, c'est surement pour ça qu'il y a davantage d'hommes qui se suicident comparé aux femmes.

Mais ça vaut la peine et ce que tu écris semble, somme toute, plein d'espoirs, puisque ton conjoint tente tout de même de rester abstinent. C'est déjà un pas de fait comparé à celui qui nie avoir un problème.

Pour ce qui est des choses qui surgissent subitement en toi, qui te crée des angoisses terribles, le mieux à faire, à mon avis c'est de consulter pour toi-même. Pas parce que c'est toi qui a le problème, mais bien pour avoir des trucs afin de bien vivre avec son problème, avec les émotions qui surgissent. De plus, je crois qu'on ne se lie pas à un dépendant sans être soi-même co-dépendante. Par conséquent, une consultation pourra t'aider là aussi.

Pour ma part, je n'avais pas les moyens de consulter, alors j'ai lu beaucoup et j'ai fait des sessions de groupes au CLSC (centre communautaire) sur l'Estime de soi, la Connaissance de soi, la Confiance en soi, la Communication, la gestion du stress. Ça m'a donné de bon outil pour vivre avec mes angoisses. Par exemple, j'aime la documentation des Al-Anon. Même si c'est un mouvement pour conjoint d'alcoolique, ça s'applique très bien. Il suffit de remplacer le mot alcool par porno et c'est la même chose. Entre autre, j'apprécie les petits livres de 24 heures et aussi celui qui s'appelle: "Lâcher prise". Un autre truc que j'utilise c'est d'écrire. Chaque fois que j'ai du ressentiment envers mon conjoint, je me mets de la musique genre peine d'amour dans les oreilles (mais pas pour qu'il entende) et je lui écris une lettre. Je me vide le coeur sans censure, sans prendre de gants blancs. Je pleure un bon coup. Puis, une fois calmée, je détruis la lettre. Même si je ne la lui fait pas lire, cela me fait du bien. Ainsi, je n'augmente pas sa culpabilité, mais je ne refoule pas mes angoisses non plus.

Je te souhaite bonne chance et bon courage!
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Lun 14 Nov à 19:45

Manue,

J'aurais tendance à croire que si ton mari n'est pas partant pour la thérapie de couple, s'il y va, ça sera sûrement à reculons et donc pas nécessairement constructif. Quoiqu'on ne sait jamais, peut-être deviendra-t-il réceptif à la longue.

Tu as écrit: "Depuis qu'il a arrêté donc, tout va bien pour lui, et il faudrait que par un claquement de doigts : j'oublie tout."

C'est certain qu'on oubliera jamais, mais au début de son rétablissement, c'est mieux, en effet, de ne pas lui ramener le tort qu'il nous a fait sur le nez. Même s'il ne le dit pas (un homme, c'est orgueilleux), il s'en sent probablement déjà très coupable. Si tu lui ramène ce qu'il t'a fait endurer parce que tu as besoin d'être justifiée, le problème risque fort bien de revenir. Ce n'est pas parce qu'actuellement il est abstinent, que cela veut dire qu'il est à l'abri des rechutes. Et il a tout un processus intérieur à faire avant de guérir ce qui faisait qu'il avait besoin de sa dépendance. Déjà, il a fait le pas de couper la substance (de s'abstenir de porno) et il a besoin que tu reconnaisses son effort et que tu l'encourages dans l'étape suivante qui constitue à guérir ce qui l'y a amené dès le départ. Si au lieu de l'encourager et de reconnaître son effort, tu te vides le coeur et tu lui ramène tout ce qu'il t'a fait vivre, tu ne fais que contribuer à augmenter son sentiment de culpabilité. Et comment a-t-il gérer les trop plein d'émotions jusqu'à maintenant? Avec la porno? Il risque fort bien d'y retourner.

Mes paroles peuvent paraître dures, mais elles sont malheureusement vraies. Mais je sais ce que tu ressens. Enfin, il a quelques moments de lucidité, tu semble retrouver le gars que tu as aimé et tu voudrais bien te confier à lui, lui dire comment tu as eu de la peine, comment tu t'es sentie désespérée par ses comportements,... Bref tu voudrais qu'il te rassure, qu'il s'excuse, qu'il te dise que ça n'arrivera plus jamais. Or, il n'est pas rendu là. Mais je crois qu'au fur et à mesure qu'intérieurement il aura réglé ses problèmes qui le menaient à la porno, je crois qu'il en viendra un jour à reconnaître ses torts. Mais il faut lui laisser le temps.

Il se peut qu'il ne croit pas utile de faire un cheminement intérieur dans le moment. Cela m'a fait pensé à ça puisque tu écris que pour lui, tout semble régler et qu'il ne veut pas voir de psy. Si c'est le cas, je ne veux pas jouer les prophètes de malheur, mais ça ne fera qu'un temps. Car arrêter la substance, sans vouloir comprendre ce qui nous y a mené ou du moins sans faire de travail intérieur, je crois que c'est être dans une sorte de déni et parfois ce déni peut durer plusieurs mois. Par exemple, c'est comme l'alcoolique qui devient sobre pendant quelques mois, parce qu'il essaie de se prouver qu'il n'est pas alcoolique, mais qui rechute car il n'a pas travaillé sur lui-même.

Sauf que ce processus n'est pas inutile, car il faut que le dépendant soit confronté à lui-même, qu'il se rende compte qu'il ne peut pas s'en sortir par ses propres forces uniquement, qu'il a besoin de cheminer intérieurement. Au début, quand mon mari a pris conscience de son problème, il ne voulait rien savoir d'aide extérieure, puis petit à petit, il s'est bien rendu compte que seul, il n'y arrivait pas. Mais je crois que c'est typiquement masculin. Les femmes sont plus portées à demander de l'aide, alors que les hommes y voit un signe de faiblesse et comme leur défaut principal est l'orgueil, il ne consulte pas d'emblée. D'ailleurs, c'est surement pour ça qu'il y a davantage d'hommes qui se suicident comparé aux femmes.

Mais ça vaut la peine et ce que tu écris semble, somme toute, plein d'espoirs, puisque ton conjoint tente tout de même de rester abstinent. C'est déjà un pas de fait comparé à celui qui nie avoir un problème.

Pour ce qui est des choses qui surgissent subitement en toi, qui te crée des angoisses terribles, le mieux à faire, à mon avis c'est de consulter pour toi-même. Pas parce que c'est toi qui a le problème, mais bien pour avoir des trucs afin de bien vivre avec son problème, avec les émotions qui surgissent. De plus, je crois qu'on ne se lie pas à un dépendant sans être soi-même co-dépendante. Par conséquent, une consultation pourra t'aider là aussi.

Pour ma part, je n'avais pas les moyens de consulter, alors j'ai lu beaucoup et j'ai fait des sessions de groupes au CLSC (centre communautaire) sur l'Estime de soi, la Connaissance de soi, la Confiance en soi, la Communication, la gestion du stress. Ça m'a donné de bon outil pour vivre avec mes angoisses. Par exemple, j'aime la documentation des Al-Anon. Même si c'est un mouvement pour conjoint d'alcoolique, ça s'applique très bien. Il suffit de remplacer le mot alcool par porno et c'est la même chose. Entre autre, j'apprécie les petits livres de 24 heures et aussi celui qui s'appelle: "Lâcher prise". Un autre truc que j'utilise c'est d'écrire. Chaque fois que j'ai du ressentiment envers mon conjoint, je me mets de la musique genre peine d'amour dans les oreilles (mais pas pour qu'il entende) et je lui écris une lettre. Je me vide le coeur sans censure, sans prendre de gants blancs. Je pleure un bon coup. Puis, une fois calmée, je détruis la lettre. Même si je ne la lui fait pas lire, cela me fait du bien. Ainsi, je n'augmente pas sa culpabilité, mais je ne refoule pas mes angoisses non plus.

Je te souhaite bonne chance et bon courage!
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julie



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mar 15 Nov à 17:32

Ouf, moi aussi ça me parle !!!!! I love you I love you

Tu as parfaitement raison Espoir à propos de "fouiller dans son ordi" ! Moi au début, de temps en temps et à "l'improviste" je lui demandais de me montrer son historique ... Je ne sais pas me servir de son ordi qui est sous Linux Mad alors ... bien obligée de passer par lui ! Mais ... rien de rien et TANT MIEUX !!!! Donc oui : perte de temps et d'énergie (ET inutilité de la chose)

Ce qui me parle aussi, et je vais le copier et le copier et le copier, c'est :

"rationaliser le tout. IL a une maladie, d'accord. Ce n'est pas une raison de ME rendre malade. JE sais que sa maladie m'a fait mal, m'a causé de la souffrance et il est encore trop malade pour le reconnaître. Mais moi JE sais que Je ne suis pas fautive, que JE ne suis pas comme toutes les choses dont parfois il m'accuse. JE sais ce que je vaut et quand bien même la terre entière dirait le contraire ça n'y changerait rien. Je compare parfois à une autre maladie. Par exemple, s'il avait une maladie visible physiquement et qu'en proie à la douleur, il me dirait des vacheries, je ne réagirais probablement pas, car je saurais que c'est à cause de la maladie. C'est la même chose. De plus, j'ai intégré le fait qu'une émotion, c'est comme une vague, si on la nourrit pas, elle passe et elle s'en va. Donc, quand survient la tempête, je me mets une musique qui me calme, je vais dans un endroit tranquille, je laisse couler les larmes et j'attends que ça passe. Mais sans rien me dire mentalement, car sinon je risque de nourrir ma peine et ma colère. Puis au bout de 15 à 30 minutes, l'émotion passe et je deviens plus rationnelle. Je deviens donc capable de faire face à SA maladie plus froidement sans ME détruire"


Puis aussi, lorsque tu dis à Madinina qu'il y a 2 hommes dans un Very Happy c'est vrai ! Mais moi par moments je ne vois plus que le mauvais ... et pourtant il n'a pas rechuté, il est clean, je le crois (même si c'est dur)

Pour notre thérapie de couple, tu as raison, il y va à reculons, mais j'ai de l'espoir ! Car SI le psy lui donne confiance, ça ira ! Mon chéri est raisonnable quand même, et sait reconnaitre quand les choses sont bien ou pas ! D'ailleurs il "teste" souvent, et fini toujours par me dire "t'avais raison" On verra bien donc ...

Sinon et bien non, bien sur, je ne lui ramène pas tout le temps ma souffrance sur le tapis, je n'ai pas besoin d'être "justifiée" dans ce sens là (qu'ON reconnaisse ma souffrance) j'ai juste besoin d'en parler, parfois, quand j'ai mal ! Au même titre que lui a eu besoin de beaucoup parler au début (ben il y a presque 2 mois, dans 2 jours)
Il me disait d'ailleurs que si j'avais besoin d'en parler, plus tard et à n'importe quel moment, et bien je n'avais qu'à le lui dire ! Là, quand j'ai besoin d'en parler, il me dit "non, j'ai besoin de laisser ça derrière, de passer à autre chose" ah ok mais moi dans l'histoire ? Si j'arrive PAS à prendre sur moi certaines choses, et que ça m'empêche d'avancer, je fais quoi alors pour calmer mes angoisses ? J'ai des "calmants", j'avais jamais touché à ça avant, là ça calme les crises de "panique", d'angoisse, est ce que je dois me bourrer de médicaments alors ? (je n'en ai pas envie, puisque le simple fait de discuter avec lui, arrive à faire passer mon mal, d'ailleurs rien que de l'écrire là, j'ai une grosse boule dans la gorge Crying or Very sad )

Je fais une parenthèse, je relève sur le forum des dépendants, un témoignage de Jibé, qui dit ceci (à Don Quichotte):

"C'est un homme qui te répond, j'ai lu une bonne partie de ce que tu as écrit, je trouve que c'est important pour un homme de savoir ce que vivent les épouses, de savoir à quel point on leur fait mal avec le porno.

Moi j'essaie de m'en sortir, et si je dois dire ce qui m'aide, c'est:
D'abord de m'être rendu compte que je suis (j'étais ?) DEPENDANT. C'est important, c'est comme une drogue, on y perd sa liberté.
Ensuite quand j'ai découvert ce site, lire les témoignages des autres hommes m'a montré à quelles bassesses ça nous mène, c'était comme un MIROIR, et ça fait un choc !
Enfin la présence et l'amour de mon épouse, qui je le sais m'aime malgré tout ça. Je lui raconte mes efforts, je lui dis de me demander où j'en suis. J'ai un ENGAGEMENT envers elle, pas seulement avec moi.

A présent je "tiens" depuis près de 4 mois, je me sens encore bien fragile, mais déjà c'est plus facile. L'autre jour c'était trop dur, je l'ai appelée (mon épouse) à son bureau pour qu'elle m'encourage.


Ben voila ! C'est rien mais c'est tout !
Mon mari disait les mêmes choses, il s'était "engagé" à me raconter ses efforts, qu'on en discute, et que si ça n'allait pas, il pouvait m'appeler ...
Là j'ai l'impression d'être la seule à être impliquée Shocked alors que ça devrait être le contraire !!!

Je trouve que ... puisqu'en plus il s'y était "engagé", il pourrait "assumer" ce qu'il avait dit et m'aider ! Je n'ai pas demandé à vivre tout ça moi, je sais qu'il souffre aussi, et qu'il a honte, qu'il veut tirer un trait sur tout ça, mais punaise, ça ne fait que 2 mois qu'il a vraiment décidé de tout faire pour s'en sortir, et que je suis vraiment au courant de tout ! 2 tout petits mois !
Moi je laisse tout en suspend dans ma vie, parce que là là, je ne peux plus avancer, et j'ai l'impression que pour lui tout roule c'est comme s'il ne s'était rien passé !

TOUS les dépendants sur le forum des dépendants RAMENT, disent que c'est dur, certains rechutent, mais Yann non, il a décidé tout d'un coup de plus en parler donc on devrait ne plus en parler Shocked

Tu dis "il a besoin que tu reconnaisses son effort et que tu l'encourages dans l'étape suivante qui constitue à guérir ce qui l'y a amené dès le départ" Mais justement, on ne le sait pas ce qui l'a emmené là dès le départ, c'est pour ça justement, que je pense qu'il a (lui aussi) besoin d'un psy pour faire la lumière sur tout ça !

Oui j'aimerais qu'il me rassure quand je feele pas, pas qu'il s'excuse (mais il le fait, et s'est déja beaucoup excusé, et je sais qu'il était sincère) Il me dit aussi que ça n'arrivera plus, je crois sincèrement qu'il en est là ! Tu dis de lui laisser le temps de travailler sur lui intérieurement, et je suis bien d'accord, j'ai l'impression qu'il ne fait pas, il ne s'exprime pas, comme tu dis il ne cherche pas à comprendre le pourquoi, et c'est ce qui me gêne, et que je voudrais qu'il tente de régler avec un psy (tout le monde lui a dit dans son sujet "un psy mais pourquoi faire"

Oui tu as raison c'est typiquement masculin de ne pas oser demander de l'aide, mais d'attendre ... attendre ... attendre ... lol! (typiquement masculin aussi de ne pas demander son chemin hein Wink )

Un groupe sur l'estime de soi ? J'ai fait ça pendant 6 semaines l'hiver dernier, c'était sur l'affirmation de soi, la confiance en soi, l'estime de soi etc ! Je ne sais pas si ça m'a apporté grand chose, je savais déja parfaitement m'affirmer, je veux dire : si j'ai un truc à dire, je l'envoie pas dire par le voisin quoi !
J'avais des problèmes avec mon ex, qui nous faisait du chantage psychologique, qui est une forme de violence. À l'occasion de cette session, on a beaucoup travaillé là dessus, et il y avait pire que mon cas dans le genre Crying or Very sad
Finalement avec mon ex, comme je continuais à m'affirmer et à ne pas lâcher le morceau (parce qu'il avait tort) on a fait une médiation familiale, et tout s'est réglé ! (l'avocate a été claire et sans équivoque sur les répercussions qu'il pouvait occasionner ...)

Je vais me renseigner sur les Al-Anon, merci beaucoup ;-)
Les petits livres de 24h c'est quoi au juste ? On a beaucoup de chance à Québec, on a des bibliothèques partout, je revis moi ici !!! I love you I love you J'aime tellement ça lire !!!
J'ai essayé de lire "Constellations familiales" par contre, et heeu ... j'arrive pas à entrer dedans, je trouve ça trop compliqué, alors je le ramène tout à l'heure lol
J'aime beaucoup écrire aussi (sur mon ordi notamment) et je me suis fait un Blog privé, c'est à dire un fichier Word protégé par mot de passe, parce que je supporterais pas que n'importe qui vienne lire mes sentiments, sur Internet Shit

Un gros MERCI Espoir, pour tes mots qui en sont remplis ... et tes interventions, qui nous aident beaucoup je pense ...
Merci merci merci !
Julie


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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Ven 18 Nov à 20:57

Manue,

Bonjour! J'ai lu ton dernier message et il y avait une question qui persistait en moi... Est-ce que ton conjoint n'aurait pas fait une rechute? Ça se peut bien que non, mais je vais t'expliquer ce qui m'y laissait croire.

Depuis que mon mari connait ce qu'est la dépendance sexuelle (environ 5 ans), il a fait de réels et chaque fois sincères efforts pour s'en sortir. Par contre, depuis 5 ans, son parcours a été comme une montagne russe entre la sobriété et la rechute. Et ce que j'en ai appris, c'est qu'une rechute, ce n'est pas seulement le moment où il va voir de la porno. Ça peut durer plusieurs jours, voir semaines après. Mais voilà, lorsque survenait une rechute, il ne me le disait pas et lorsque je le lui demandais, il me mentait. Pourquoi? Eh bien, je me dis que ça doit être parce que s'il m'avait avouer la vérité, je me serais attendue à ce que ça change, à ce qu'il recommence le processus de rétablissement. Probablement qu'il le savait et que puisqu'il était en pleine rechute, il n'avait absolument aucune envie que je mette un frein à son monde de fantasmes. Donc, il prétendait qu'il était sobre, que tout allait bien. Il me l'a parfois même promis, juré sur ses enfants, etc... Mais c'était des promesses d'ivrogne. En fait, ce que je devais décoder derrière ça, c'est: "Fous-moi la paix, je suis dans mon monde de luxure et je veux y rester".

Sauf que moi, j'avais besoin de comprendre. Car je savais pertinamment qu'il se passait quelque chose. C'est simple, lorsqu'il est en recouvrance, il redevient l'homme que j'aime, il se réinstalle un sentiment de proximité, de compréhension mutuelle. Par contre, lorsqu'il est en pleine rechute, je ne le reconnais pas, il y a comme un gros mur entre nous deux et apparaissent différents petits signes qui à la longue j'ai fini par savoir qu'il signifiaient une rechute probable. En voici des exemples: il ne me regarde plus dans les yeux quand je lui parle, esquive les conversations trop personnelles, a de la difficulté à avoir une érection ou en a une demie lorsqu'on fait l'amour, espace davantage les relations sexuelles avec moi, ne me regarde pas pendant les relations sexuelles, néglige certaines de ses responsabilités ou tâches, devient plus susceptible avec moi ou les enfants, a tendance à parler de sexe plus que d'habitude (blague, allusions,...) en public, et je fini par avoir l'impression d'être dans le camp ennemi.

Bref, je peux savoir intérieurement s'il a eu une rechute. Et je suis souvent tombée dans le piège de fouiller son ordi pour valider mes soupçons. Et parfois je trouvais la preuve de sa culpabilité et parfois non. De plus, lorsqu'il était en recouvrance et par conséquent sincère dans ses intentions, il me donnait toute sorte de trucs pour démasquer une rechute. Car le véritable dépendant qui ne veut pas qu'on l'achale avec ça, sait fort bien qu'un historique, ça s'efface, en tout ou en partie. Comme l'alcoolique devient imaginatif pour cacher ses bouteilles, de même le sexolique a autant d'imagination pour camouffler sa dépendance.

Or, pendant longtemps, j'ai fouillé son ordi, devenant de plus en plus habile. Et lorsque je découvrais sa culpabilité, je le lui faisait savoir.

J'ai eu droit à deux réactions au courant des années. La plus courante était l'aveu. Mais je l'ai déjà vu persister dans son mensonge, comme si j'étais assez idiote pour le croire. Par exemple, il m'a déjà dit qu'il ne comprenait pas comment ça se fait que c'était là, que c'était probablement la faute d'un truc paranormal... (bien sûr). Ou encore, il tentait de me sortir des choses plus plausibles, comme c'est le babysitter ou c'est à cause que lorsqu'il va sur les sites pour pirater un programme, eh bien les pop up remplissent les cookies d'images porno,... Bref, quelques rares fois il persistait dans le déni.

Mais la plupart du temps, la confrontation menait à un aveu. L'aveu menait souvent, quant à lui, à un conflit et ce même lorsque j'acceptais de pardonner sans rien dire et que je mettais des gants blancs jusqu'au coude pour faire attention aux mots que j'emploi. En effet, le fait que je le confronte à la réalité amenait différentes réactions qui elles, menaient au conflit.

D'abord, à la longue, ça portait atteinte à son orgueil mâle. Il a commencé à se sentir comme un enfant coupable que son parent oblige à rendre des comptes.

De plus, en le confrontant, même avec le plus de douceur et de compréhension possible, sa culpabilité qui remontait tout d'un coup, cet impression vive de ne pas être à la hauteur, d'être un peu un salaud face à moi (alors que pour son équilibre intérieur il tend à se percevoir comme un bon gars), bref tout ça revenant d'un coup faisait en sorte que c'était trop dur à supporter. Par conséquent, il cherchait à me décharger sa culpabilités. Alors là, remontait sur le tapis, tous mes défauts, réels ou imaginaires. Et lorsque je tentais d'argumenter ceux qui, à mon avis, était faux, il se mettait à dire que je suis toujours sur son dos, mais que moi, on ne peut rien me dire. Bref, il détournait l'attention sur moi, jusqu'à temps qu'il se sente suffisamment bien avec lui-même. Ça créait invariablement un froid, MAIS ça menait à une période de recouvrance, la plupart du temps.

Par contre, je sais aujourd'hui, même si j'y succombe parfois, que je ne dois pas tenter de fouiller son ordi. De toute façon, je le sais instinctivement maintenant lorsqu'il se passe quelque chose. Mais même à ça, je pense de moins en moins que ça en vaille la peine de tenter la confrontation.

Maintenant, lorsque ça arrive, je lui fais savoir que je sais ce qui se passe, sans plus. Et je n'argumente plus avec lui, et ce même s'il essaie d'argumenter, de décharger sa culpabilité sur moi. J'essaie de rester calme et de lui dire que sa culpabilité, elle lui appartient et que je refuse de la prendre sur moi. Et je m'éloigne. Il sait très bien ce que ça veut dire, car lorsqu'il est en période de recouvrance, lorsque j'ai affaire au vrai homme que j'ai marié, eh bien on en discute. Bien souvent, le fait que je n'entre plus dans son jeu, ça crée de la colère de sa part, mais je crois que c'est sain, parce que ça l'oblige à faire face à lui-même.

Et à la longue, je me rends compte que les choses ont bien évoluées depuis d'abord que je ne réagis plus ni avec colère, ni avec tristesse et depuis que je refuse calmement d'argumenter.

Bien sûr, lorsque ça arrive, intérieurement je suis virée à l'envers. C'est donc à ce moment-là que je me retire tranquille et que je laisse l'émotion passée.

Mais bref, pour revenir à ce que je disais au départ, ce n'est pas parce qu'il prétend être sobre, qu'il l'est. Et j'ai même déjà vu mon mari, prétendre à la sobriété et entreprendre des processus de recouvrance en apparence seulement, pour que je me sente rassurée. Par exemple, il pouvait aller au Sexolique Anonyme ou entreprendre le programme Internet qui s'appelle Setting Captive Free tout en continuant de visionner de la porno. Et moi, pendant ce temps-là, je me sentais rassurée et même que j'étais au petit soin avec lui pour l'encourager dans son rétablissement.

De plus, à la longue il a raffiné sa technique de dissimulation. Par exemple, lorsqu'il n'arrivait pas à avoir d'érection, il savait que je savais ce que ça voulait dire. Alors, il planifiait que je puisse manifester du désir au 3-4 jours, donc il s'abstenait un bon 24 heures avant et aller plutôt voir de la porno après. Ou encore, il savait que les airs bêtes répétés finissait par me mettre la puce à l'oreille. Alors, il s'arrangeait pour ponctuer le tout de quelques moments de grande finesse, afin que je ne me doute de rien. Bref, il devenait très imaginatif pour pouvoir continuer sa dépendance en paix, sans se faire achaler avec ça.

Et c'est là que la confiance se détruit encore plus. Car on vient qu'on ne sait plus ce qui est vrai ou pas. J'en venais à me sentir coupable de douter de lui. Je n'avais plus de repères. Mon meilleur remède: lâcher prise et m'occuper de moi.

Bon courage!
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Ven 18 Nov à 21:09

Manue,

Pour répondre à ta question, les petits livres 24 heures, ce sont des livres où tu as une page par jour à lire. Bien sûr, il en existe des modèles sur le marché plus général. Mais dans les mouvements comme Al-Anon ou autre du genre, tu peux en acheter qui traite spéciquement de dépendance. Il en existe pour le dépendant et aussi pour les conjointes. Il suffit de remplacer le mot alcool par porno et c'est la même chose. De plus, souvent il y a un index par thème, si on ne veut pas lire la pensée du jour.

À titre d'exemple, je vais t'en partager une page, je vais volontairement changer le mot alcool par porno. C'est la première page qui parle du thème: Aider le sexolique.


Est-ce que je comprenais, lorsque j'ai débuter avec S-Anon (Sexolique Anonyme pour conjoint), que le sexolique ne pouvait pas maîtriser sa dépendance à la porno par le seul effort de sa volonté? Bien sûr que non! Mais après avoir entendu répéter, à maintes reprises, que le sexolique souffre d'une maladie, pourquoi encore lui parler et agir envers lui comme s'il était volontairement méchant? Lorsque je réfléchis, je reconnais qu'il est, fondamentalement, un être humain sensible et bon; mais tant que cette pensée ne sera pas profondément ancrée dans mon esprit, je serai incapable de la traduire en acte.

Pensée du jour

Les discussions sont sans effets sur une maladie. Mais ma compassion et ma compréhension peuvent avoir un effet bienfaisant parce qu'elles m'enseigneront à ne pas punir. Même si la sérénité acquise avec S-Anon ne produit pas de changement chez le sexolique, elle m'aura au moins rendu plus fort pour envisager mes problème d'une façon plus sensée.

"Je prie afin de me rappeler chaque jour, chaque heure et tout particulièrement en période de crise, qu'une attitude hostile ne fera que jeter de l'huile sur un feu qui pourrait nous détruire tous les deux"
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Julien



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Sam 19 Nov à 6:16

Bonjour, bonsoir (vive le décalage horaire Wink

Je me permet de m'imiscer dans votre conversation, et mon but n'est pas de venir et de dire : "Voila la vrai vérité, vous dites n'importes quoi " ou même "Je ne suis pas comme ca, vous n'avez rien compris !", mais non...

Je veux juste apporter quelques éclaircissements et mon avi sur la situation telle qu'elle est décrite ici et qui me concerne et concerne d'autres hommes comme moi.

Tout d'abord, nous sommes tous différents et nous avons tous un passé qui fait que même si on a tous fait les mêmes erreurs nous les hommes, on ne peut pas comparer toutes les histoires et sous pretexte que dans un couple, ca se passe comme ca, que dans l'autre ca va se passer comme ca.

D'abord cela me fait plaisir de venir parler ici, à vrai dire, j'aime bien parler, des fois j'écris plusieurs lignes qui pourraient être résumé rapidement, mais ce n'est pas grave. En venant sur le forum, j'ai pris du plaisir à écrire, car je pouvais avoir l'avis d'autres personnes, et j'étais sincère, je n'ai aucune raison de mentir ici, personne ne me connait, personne ne vas pouvoir me montrer du doigt demain et me dire "ohhh ce que tu as fait, c'est pas beau !". Mais bon, après plusieurs à m'exprimer sur le forum, on est venu me dire que ca n'était pas la pratique ici de trop s'étendre, ce que je peux comprendre, mais moi c'est pas comme ca que j'aurais fait avec quelqu'un qui avait besoin de parler et qui serait venu ici, mais c'est pas grave, c'est pas pour ca que j'ai rechuté le lendemain.

Je vais juste profiter de cette brêche pour venir parler, hihih.. je ne sais trop par quoi commencer, alors je me lance.

Le psy :
En effet, je me suis exprimé pour dire que je n'avais pas besoin de psy, sans doute parce qu'au fond de moi j'ai pas envie de raconter mon histoire au premier venu, c'est peut être son boulot et il est sans doute très fort la dedans, mais en quoi ca le regarde mes problèmes ? Est ce que moi je viens lui demander ce qu'il a manger hier à la cantine ? Wink Non mais plus sérieusement, je n'ai pas peur qu'il découvre des choses sur moi que je n'aurais pas perçu (car le but c'est bien ca si je comprend bien), car une fois que je lui aurais dit que je passais mes journées à me taper des branlettes du matin au soir, à traiter les filles de tout et n'importe quoi et qu'à coté de ça je faisait tout pour passer pour un être quasi "parfait", je crois que plus rien ne me ferait peur après.

De plus, j'avais l'impression d'avoir fait et terminé ma propre analyse, suffit de voir les 4 longs messages que j'ai posté en arrivant ici, celui ci par exemple : http://orroz.forumactif.com/viewtopic.forum?t=306&highlight=
Il me semble que dans l'ensemble de ces messages, il y a de quoi comprendre comment au fil du temps on arrive à faire tout ça ! c'est pas du jour au lendemain qu'on se leve le matin et qu'on reste bloquer des heures sur des sites et des chats, c'est avec le temps que l'on prend l'habitude, que l'on perd la notion du temps, des responsabilités, etc..

Que dire de plus au psy que tout ça et qu'est ce que lui va découvrir de plus sur moi ?? Non sincèrement, à part me faire des dessins je vois pas trop..

Par contre, si ma femme n'arrive pas à comprendre, alors la oui, sans doute lui aura les mots pour en parler, et résumer ce que je lui aurais exprimé (et puis j'ai pas envie de perdre mon temps avec lui, vu que comme je le dis plus haut, il ne vas rien découvrir de plus que ce que je lui aurais dit, c'est pas un detective à ce que je sache Wink

J'ai lu les messages de MADININA, elle parle de son expérience chez le psy, mais je doute que son homme est le même soucis que moi, lui semble encore dedans et ne semble pas avoir compris pourquoi il en est arrivé la. Moi la différence, enfin je crois car je le connais pas, c'est que cela fait plusieurs années que je tente de tout stopper ! Les gens ici parlent de rechutent, ok, mais moi si j'avais connu le forum v'la 2, 3 ans, j'aurais été comme eux ! On prend conscience, hop on rechute, on est tranquille pendant quelques mois et hop on rechute.. Bref, moi c'est bon, ca fait plusieurs années, la j'ai la chance que ma femme est totu découvert, qu'elle comprenne, qu'elle veuille m'aider, j'ai toutes les raisons d'arrêter !

Mais attention, comme le disais je ne sais plus qui, c'est pas parce que je fais le fière et que tout est arrêté, que je ne pourrais pas replonger ! Je ne dis pas la qu'il m'arrive en me reveillant de penser à des images de sex, ou dès que je vois une belle nana dehors que j'ai envie de lui sauter dessus.., mais bon si ma femme n'étais pas à coté de moi pour me dire que c'est grave ce que j'ai fait, je serais surement encore en train de matter des photos de temps en temps et au au fur et a mesure, reploncher de plus en plus.. non il faut tout arrêter dans ce cas la, et passer à autre chose.

D'ailleurs plus le temps passe, et moins on y pense, il reste encore des souvenirs qui peuvent reapparaitre de temps en temps, mais faut pas s'y attarder. Je vais pas me poser la devant l'ordi ou une table et me dire "Bon c'était comment, bon, mauvais.." héhé surtout pas, tu y penses plus et tu fais autre chose..

Je continue ma lecture des messages pour voir ce que je pourrais dire d'autres, la je lis les messages de ma femme, elle dit qu'elle a peur, qu'elle voudrait tout fouiner, qu'elle n'a pas toujours confiance et ca je la comprendre, car je lui est menti pendant si longtemps, mais que puis je faire ? Je travaille dans l'informatique, j'ai pas le choix d'etre toujours devant un ordi, envoyer des centaines de mails par semaine, consulter des sites, faire du msn avec des copains, des collegues, voir à utiliser des micros et caméra pour le travail.. bref, je peux pas faire basculer toute ma vie professionnelle sous pretexte que dans la vie perso ca ne va pas ! je n'ai pas envie de me justifier devant mes collegues, mes patrons constamment, je le fais deja avec des copains et c'est super dur de mentir, d'inventer des trucs pour dire que je ne peux pas être présent ce soir la, ou que j'ai du couper court à une conversation sur msn, parce que je suis en train de me disputer avec am femme, quand ca dure depuis deux mois, ca devient etrange et il faut se justifier.. Voila je fais ce que je peux, pour que tout aille bien, mais j'ai des obligations, je dois mettre des priorités, des fois le travail, les loisirs et ma femme (c'est pas parce qu'elle est à la fin, que c'est moins important, c'est juste que c'est plus facile de dire à ma femme que ce soir, je ne pourrais pas être avec elle, mais avec une reunion entre pote, que de dire à mes potes : Désolé, mais ce soir, ainsi que la semaine dernière et enfin y'a un mois, j'ai pas pu être avec vous"), c'es toujours plus compliquer de se justifier avec les personnes extérieures. La preuve pour le travail et pour mes occupations personnelles (loisir), j'ai du être absent à 4 sorties cette semaine, qui dans une période "normal", j'y aurais surement été, mais dans la période actuelle, il faut éviter, donc des efforts j'en fait quand même.

Ensuite pour répondre à Espoir sur l'orgueil des hommes, elle a sans doute raison, même si on ne le fait pas avec cette conscience la (d'être orgueilleux), aussi on ne souhaite pas être montré du doigt ou jugé alors on essaye d'etre responsable, adulte dans cette situation, alors que l'on a effectivement fait des conneries, et bon, bah ca peut arriver à tout le monde, grand ou petit, avocat ou plombier..

Moi je sais que j'ai fait tout ca en étant conscient, mais je sais aussi que ca ne sait pas fait du jour au lendemain, et que le vécu, les répétitions, le fait de ne pas se sentir aimé ou désiré dans son enfance, de se sentir à part, bah on se fait une carapace, et on fait des conneries, on s'en rend pas compte au début, car on peut le cacher.

Je vais sans doute finir, car ca commence à être long la lol, sur le fait que nous les hommes dans cette situation, quand on essaye de cacher quelque chose, on est vraiment maladroit. Moi je me souviens que quand ma femme débarquait à l'improviste, ou si elle me posait des questions, vraiment suspect, bah mon coeur battait à 100 à l'heure (maintenant il peut encore battre aussi vite, mais c'est pas pour les mêmes raisons, c'est juste parce que je peux avoir peur qu'elle s'imagine des trucs qui n'ont pas lieu d'être et une fois qu'elle est partie, bah je ne peux plus rien faire..) Donc voila j'ai bien rigolé quand tu essayais de nous imiter nous les hommes en train de cacher ou d'imaginer tout un tas d'histoires d'historique qui s'efface facilement, etc.. Moi j'inventais des histoires à la con à chaque fois, en croyant que ca allait suffire. Je voyais bien que ma femme ne me croyait pas, mais vu qu'elle finissait par lacher le grapin, je me disais au fond de moi et dieu qu'est ce que j'ai pu me le dire, que c'était la dernière fois que je faisais ca, j'ai du me le dire 100 fois ca, que si je continuais la prochaine fois ca allait mal finir et pourtant quelques temps après, l'envie me repprennait et je tentait le diable de nouveau, pff

Voila je vais finir la dessus, je le répète : il ne faut pas prendre le cas d'un autre et le refleter sur son mari ! ce que j'ai lu ici, m'a incité à venir poster, car j'ai l'impression que l'histoire d'un autre on me l'a collait sur moi ! Mais non on n'agit pas tous pareil les hommes. Moi j'ai sans doute fait des truc sur le web plus fort que d'autre (annonces pour tromper ma femme..) et d'autres personnes sans doute ne s'en sortiront jamais et ne consulte que des photos. Bref, pas d'amalgame svp.

Merci pour ces témoignages, je me suis retrouvé dans certaines paroles et beaucoup moins dans d'autres

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Don Quichotte



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Sam 19 Nov à 17:47

Salut Yann,

Citation:
Je me permet de m'imiscer dans votre conversation


et bien je te dis de ne pas te gêner car autant les hommes du forum ont écrit que c'était bon pour eux de lire les femmes et autant bon et constructif pour nous.

Il n'y a toujours deux côtés à une médaille? C'est une opportunité, ici d'avoir l'opinion des hommes et des femmes qui se disent les choses comme possiblement jamaisoserons dans la vraie vie car comme tu le dis si bien on est inconnu.

Citation:
Tout d'abord, nous sommes tous différents et nous avons tous un passé qui fait que même si on a tous fait les mêmes erreurs nous les hommes, on ne peut pas comparer toutes les histoires et sous pretexte que dans un couple, ca se passe comme ca, que dans l'autre ca va se passer comme ca.


Je pense que c'est vrai ce que tu dis et ça me rejoinds, il y a une dynamique similaire partout mais chacun et chacune à son histoire.

Citation:
D'abord cela me fait plaisir de venir parler ici, à vrai dire, j'aime bien parler, des fois j'écris plusieurs lignes qui pourraient être résumé rapidement, mais ce n'est pas grave.


Encore une fois, ne te gêne pas! On skip lorsque ça fait pas notre affaire et va voir les autres messages. Ecrire ça fait du bien et il ne me semble pas avoir lu à qqprt qu'on devait être court et succinct??

Y'en a des très longs; t'as pas remarqué? Dans toutes les sections du forum!


Citation:
Ensuite pour répondre à Espoir sur l'orgueil des hommes, elle a sans doute raison, même si on ne le fait pas avec cette conscience la (d'être orgueilleux), aussi on ne souhaite pas être montré du doigt ou jugé alors on essaye d'etre responsable, adulte dans cette situation, alors que l'on a effectivement fait des conneries, et bon, bah ca peut arriver à tout le monde, grand ou petit, avocat ou plombier..


C'est vrai pour l'orgueil des hommes mais les femmes aussi le sont. Et moi-même, être prise dans ce problème, je ne voudrais aucunement que les autres le sache. D'ailleurs, c'est un peu pour cela aussi que j'en ai parlé à personne de mon entourage, pour LUI et pour MOI également car mon orgueil en a pris également un coup. En plus que si tu es hors contexte de ce problème, personne ne peut comprendre et banalise et te dis parano et que c'est pas si grave que cela, j'écoute beaucoup les gens alentours lorsqu'il parle de porno. Dieu, des fois, je voudrais bien intervenir car ils ne savent pas ce qu'ils disent!!!!!!!!!!!

Je trouve réconfortant par contre lorsque tu mentionnes "on essaye d'être responsable, adulte dans cette situation, alors que l'on a ......" et bien, j'espère que mon conjoint continuera son cheminement dans cette voie.


Citation:
Voila je vais finir la dessus, je le répète : il ne faut pas prendre le cas d'un autre et le refleter sur son mari ! ce que j'ai lu ici, m'a incité à venir poster, car j'ai l'impression que l'histoire d'un autre on me l'a collait sur moi ! Mais non on n'agit pas tous pareil les hommes. Moi j'ai sans doute fait des truc sur le web plus fort que d'autre (annonces pour tromper ma femme..) et d'autres personnes sans doute ne s'en sortiront jamais et ne consulte que des photos. Bref, pas d'amalgame svp.


Entièrement d'accord car j'ai déjà senti la même chose dans des posts que j,ai reçu.

Je crois que ce qui demeure important c'est de partager, de ne pas tout prendre au pied de la lettre mais plutôt comme un outil d'information de ce qui peut ou ne peut arriver selon la situation que chacun retrouve chez soi. Des bâlises quoi!

En passant, moi aussi j'ouvre une brèche pour te remercier de ton clin d'oeil dans ce post et aussi t'encourager à continuer dans ton combat! Bon courage! cheers thumleft

ps, tu es dans l'informatique alors y'a-t-il un problème ces temps-ci avec le forum car à chaque fois que je fais ma réponse et je veux la visualiser, lorsque je reviens, je suis déconnectée et je dois remette compte et mot de passe?

Don Quichotte sunny salut
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julie



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Lun 21 Nov à 16:54

Je vais revenir plus tard pour répondre à Espoir ... I love you (merci pour tes messages)
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 13:10

Yann,

Merci pour ta participation. Je trouve que ça apporte des nuances différentes aux conversation, lorsque les hommes participent sur le forum des conjointes.

D'abord, je veux te dire que tu as raison, il ne faut pas généraliser. En effet, les êtres humains sont différents les uns des autres et ce qui s'applique à un ne s'applique peut-être pas identiquement à l'autre. Par contre, dans le sujet qui nous concerne, je crois que les similitudes sont énormes. Je ne prétends pas que ce soit la vérité, mais seulement le résultat de mes observations. D'abord, lorsque je lis les témoignages des conjointes, je pourrais quasiment avoir écrit tout ce qui s'est écrit et ce ne serait pas faux. Je me reconnais dans 98% de ce que j'ai lu. De plus, mon mari qui est dépendant se reconnait tout autant dans les témoignages des autres dépendants. De plus, en dehors du forum, j'ai eu affaire à plusieurs dépendants sexuels et les comportements sont très similaires et les proches vivent les mêmes choses. Finalement, lorsqu'on élargit l'observation et qu'on étudie le comportement type d'un dépendant (que ce soit alcoolique, toxicomane, gambler, sexolique,...) et du conjoint co-dépendant, on observe encore les mêmes comportements.

Je ne prétends pas détenir la vérité, mais sans prétention, je puis dire que je me suis penchée à fond sur le sujet. En effet, j'ai lu beaucoup de livres traitant de dépendances, de co-dépendances. J'ai fait beaucoup d'observations, j'ai fait des recherches approfondies sur le web, j'ai consulté des psychothérapeutes. Malgré cela, évidemment j'ai encore beaucoup de chemin à faire et encore beaucoup de chose m'échappent. Mais je commence quand même à bien connaître mon sujet.

Et on peut se demander pourquoi je me suis penchée à ce point sur le sujet... D'abord, dans ma personalité, lorsque quelque chose m'empoisonne l'existence, j'ai un besoin viscérale de comprendre ce qui se passe. Et je crois que les dépendances font partie de ma vie depuis la naissance et ça remonte à loin.

Mon grand-père était alcoolique et sexolique (pas la porno, mais l'infidélité). Ma mère est dépendante affective et sexuelle. Je suis un des premiers résultats de sa dépendance. À 16 ans, elle m'a donné naissance sans réellement savoir qui était au juste le géniteur. Je puis assurer que 2 de mes tantes ont mariés des sexoliques. Pour mon premier oncle, je le sais assurément, parce qu'en période de confidence réciproque sur le sujet, il m'a déjà avoué qu'avant, il ne pouvait s'empêcher de tromper ma tante. Ce n'était pas la porno, car c'était moins accessible à ce moment-là. Pour mon deuxième oncle, c'est évident. Un jour, il est revenu de voyage avec une MTS. Et ça ne s'arrête pas là.

Ma mère s'est mariée avec un sexolique, alcoolique et toxicomane. Et tout au long de mon enfance et encore aujourd'hui, en plus de vivre une forte co-dépendance, elle a continué d'avoir une dépendance sexuelle, étant constamment infidèle. Et ce n'est pas parce que je vois de la dépendance sexuelle partout, mais c'est bien réel autour de moi. Par exemple, ma mère a déjà poursuivi une relation avec un homme qui la traitait mal et pour s'en défendre, elle m'a répondu que c'était parce qu'il était un bon coup au lit. Et j'en aurais des tonnes d'exemples qui prouvent que je ne fabule pas. Et ça ne s'arrête pas là...

Malgré que j'étais attentive à ne pas me mettre en relation avec un dépendant, car on m'avait bien renseigné adolescente sur les risques vu mes origines, eh bien, j'ai quand même mariée un sexolique. Que voulez-vous, c'était pas une dépendance aussi évidente à déceler. Et je sais que j'ai en moi tout le potentiel pour devenir dépendante sexuelle. Je dois faire attention, car c'est très présent en moi. Et ça ne s'arrête pas là...

J'ai été tutrice de mon jeune frère et de ma soeur. Tous deux ont avoués avoir le même problème. Mon jeune frère, ça se traduit par la porno. Mais ma soeur, c'était une multitude de relations. À 15 ans, elle avait une plus grande expérience sexuelle que 10 adultes réunis n'auront pas dans toute leur vie.

Et ça, ce n'était que mon environnement familial à moi, je n'ai même pas abordé celle de mon mari. De plus, je ne sais pas par quel phénomène ça arrive, mais j'ai remarqué que beaucoup des connaissances et amis qui ont gravités autour de mon mari et moi, 95% avaient de sérieux problèmes de dépendances.

Bref, mes observations ne se sont pas seulement limités à mon couple. Cela ne veut quand même pas dire que je détiens la vérité sur le sujet, mais disons que tout ça a dressé dans mon esprit des grandes lignes qui très souvent s'appliquent. Mais bon, parfois je peux faire des erreurs de perceptions. De plus, il n'existe aucune règle qui ne comporte pas ses exceptions.

Donc, si certains se reconnaissent dans ce que je dis, je suis bien contente d'aider. Mais si d'autres ne s'y reconnaissent pas, c'est correct aussi. Ils n'ont qu'à passer au prochain sujet.

Very Happy
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 14:37

Yann,

Rebonjour! Dans le message précédent, je tenais à m'expliquer sur un point, mais maintenant j'aimerais répondre au reste de ton message.


LE PSY

Souvent j'ai l'impression que les gens ont des préjugés sur les psy, sans vraiment avoir été vérifié ce qu'il en est réellement. On se fait souvent un image par rapport à ce qu'on voit dans les films ou à la télé. Et c'est souvent ce qui empêche les hommes de consulter. Ils se disent que les psy c'est pour les faibles ou les dérangés mentaux, que c'est une perte de temps ou d'argent, que c'est pour ceux qui ont le goût de brailler sur leur sort,... Mais je crois que c'est une mauvaise perception. C'est comme si quelqu'un refuserait d'aller voir le docteur parce qu'il penserait que c'est être faible que de consulter un médecin et qu'à la place, la personne préférerait laisser le cancer gruger son corps... C'est la même chose. La dépendance, c'est une maladie et comme toute maladie, ça facilite le traitement que de consulter un professionnel. De plus, si ça peut te rassurer, je n'ai jamais rencontré de psy qui m'ait demandé ce que j'ai mangé la veille, ni de faire des dessins (ce sont là, des images véhiculées par la télé à mon avis).

Citation:
car une fois que je lui aurais dit que je passais mes journées à me taper des branlettes du matin au soir, à traiter les filles de tout et n'importe quoi et qu'à coté de ça je faisait tout pour passer pour un être quasi "parfait", je crois que plus rien ne me ferait peur après


Ce que tu viens de décrire, je crois que ça n'impressionnerait pas vraiment le psy ou sexologue (car c'est un problème qui peut se traiter par le biais d'un sexologue aussi). Car je crois que c'est un comportement très typique du dépendant. Sans vouloir généraliser, j'ai souvent vu ça.

C'est un réflexe psychologique normal pour le dépendant de mener une double vie. D'un côté, il se laisse aller à sa luxure ce qui peut inclure la masturbation fréquente, la vulgarité, se servir et traiter les filles comme des objets, et même beaucoup plus. Et parallèlement, le dépendant a un besoin viscéral de masquer ce côté obscure par un côté plus lumineux. Ainsi, il se sent moins coupable et arrive à se regarder en face. Donc, il n'est pas rare qu'un dépendant paraisse être, à la face du monde, un individu généreux, spirituel, bon, altruiste, ... Par exemple, j'ai souvent vu des dépendants se vouer à une cause caritative, alors qu'en fait il est celui qui a le plus besoin d'aide.

Le dépendant arrive à maintenir cet image un certain temps, voir même quelques années. Mais plus le temps passe, plus la dépendance progresse et plus il devient difficile de la cacher. Alors l'entourage commence à s'en apercevoir et ce, alors même que le dépendant pense que personne le devine. Il est vrai que même le dépendant en vient à se percevoir comme le bon côté de lui-même. C'est certain que la dépendance sexuelle se dissimule plus facilement que l'alcoolisme ou la toxicomanie, mais elle fini pareil par laisser des traces.

Par exemple, le dépendant en vient à la longue à être constamment pris dans un tourbillon de fantasmes. Ça accapare son esprit à un point tel que sa concentration diminue, voir même paralyse. Résultat, son travail en est affecté, surtout si celui-ci est cérébral. Il met beaucoup plus de temps à faire ce qui d'habitude n'en prend pas tant. Il tourne constamment en rond.

Bref, tout ça pour dire qu'un psy ne sera certainement pas surpris de la double personalité d'un dépendant, puisque c'est caractéristique de la dépendance. Cela étant dit, je viens de parcourir ta présentation et autres messages et c'est vrai que tu sembles avoir fait une bonne introspection. C'est franchement un bon départ! thumright

Mais tu sais, à mon avis, un psy t'aiderait à pousser plus loin. Car c'est bien de pouvoir bien résumer ce que tu as vécu et de le faire aussi honnêtement, mais je crois qu'il est utile de savoir pourquoi on en est arrivé à avoir de tels comportements. Oui, j'ai bien lu comment ça a commencé. Mais ma question est pourquoi ça a commencé? Qu'est-ce qui avait en nous qu'on n'arrivait pas à gérer et qui nous a poussé à fuir dans une dépendance ou autres mécanismes de survie? Et ensuite de ça, comment on fait, maintenant, pour arriver à gérer ce qu'on a refoulé, ce qui nous pousse vers des comportements malsains encore aujourd'hui. J'emploie le nous, car je crois fondamentalement que ce n'est pas seulement le dépendant qui a un problème, mais le co-dépendant aussi. Qu'on soit dépendant ou co-dépendant, on s'est tous doté de mécanismes de survie qui finalement nous détruisent. Et c'est ce bogue qu'il faut comprendre et réparer.

À Suivre...
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Julien



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 15:11

Bonjour,

Merci pour toutes ces informations qui "semblent" juste en effet, je dis semble, parce que j'ai lu le tout sans trop analyser et je préfère rester sur mes gardes au lieu de dire du premier jet : "Oui tu as entièrement raison et après revenir tout pêteux en disant.. heu en fait la tu as pas tout à fait raison.. ", enfin bref, dans l'ensemble tu nous à montré que tu connaissais bien le problème Wink

Pour le psy c'est une autre affaire, mais le fait que tu compares ceci à un docteur, c'est pas bête, je vais y reflechir !

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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 15:21

Yann,

Rebonjour! Je crois qu'il ne faut pas se sentir à l'abri des rechutes et ce, même si ça fait plusieurs années que tu essaies d'arrêter. Je suis en couple avec mon mari depuis 10 ans et même avant de me connaître, il essayait d'arrêter. Et ce n'est que maintenant que je sens que cette fois c'est la bonne. Il se peut que pour toi aussi, ce soit la bonne fois. Mais ce que je pense, c'est qu'il faut sans cesse rester vigilant. Je vais m'expliquer en citant certains de tes propos.

Citation:
On prend conscience, hop on rechute, on est tranquille pendant quelques mois et hop on rechute.. Bref, moi c'est bon, ca fait plusieurs années


Je ne crois pas que le nombre de temps détermine si on va rechuter ou pas. Lorsqu'on lit sur la dépendance, on se rend compte que le dépendant qui déteste son comportement essaie parfois de s'en abstenir afin de se prouver qu'il a le contrôle ou tout simplement qu'il est capable. Or, pendant cette période que dans les livres ils appellent déni, le dépendant s'abstient effectivement de la substance de sa dépendance, mais n'entreprends pas de travail intérieur. Si bien qu'au bout d'un certain temps il n'en puisse plus et rechute. C'est qu'il essaie seulement de s'en sortir par ses propres forces. Or, dans les mouvements anonymes traitant des dépendances (genre AA), la première étape consiste à admettre qu'on est impuissant devant notre dépendance. Or, être impuissant, je crois que ça veut dire avoir tout essayé par ses propres forces et ne pas y être arrivé.

Citation:
la j'ai la chance que ma femme est totu découvert, qu'elle comprenne, qu'elle veuille m'aider, j'ai toutes les raisons d'arrêter !


Là non plus, je ne crois pas que ça préserve en rien d'une rechute. C'est certain que ça t'enlève surement un grand poids que ta femme ait tout découvert et vivre dans la vérité est une bonne étape de franchit.

Et c'est sur, comme tu dis, que tu as toutes les raisons d'arrêter... Mais est-ce que cela veut dire que tu veux arrêter, que tu le fais pour toi? Car lorsqu'on le fait pour faire plaisir à sa femme, pour acheter la paix ou pour éviter un divorce, je crois que ça ne préserve pas des rechutes. De plus, j'ai tendances à croire que même avant qu'elle découvre tout, tu t'en étais surement trouver beaucoup des raisons d'arreter. Je le crois à la lumière de ce que j'ai lu dans tes messages. Je ne dis pas cela pour faire ma pessimiste ou pour te décourager dans ta démarche, loin de là, mais simplement pour dire que même toutes les raisons du monde ne préserve pas des rechutes et qu'il faut quand même rester vigilant.

Bien que je ne prétende pas que tous les couples ressemblent au mien, je vais te citer un exemple personnel. Depuis le début de mon couple (10 ans), mon mari a passé aux aveux de temps en temps. Et depuis 5 ans, nous avons tous les deux découverts ce qu'était la dépendance sexuelle. Et malgré le fait que je suis restée, que j'ai fait preuve de compréhension, que j'étais prêt à l'aider et qu'il voulait lui-même s'en sortir, cela ne l'a pas empêché d'avoir des rechutes. Pourtant, il avait bel et bien à l'esprit toutes les raisons de ne pas le faire. Je le sais, car dans les moments de sobriété, on s'en parlait ouvertement. Or, pendant longtemps il a été persuadé qu'il n'avait pas besoin de l'aide de personne et qu'il pouvait s'en sortir tout seul. Ce n'est que récemment qu'il a admis avoir besoin d'aide. Et les réels changements ont commencé à s'opérer. De plus, il dit que s'en sortir, il ne voit plus ça comme une option, mais bien comme un impératif. En effet, avant, bien qu'une partie de lui désirait vraiment s'en sortir, il restait une autre partie qui n'était pas complètement prête à tout lâcher. Et une chose que tu as dite m'a fait penser à ça et je te cite:

Citation:
mais bon si ma femme n'étais pas à coté de moi pour me dire que c'est grave ce que j'ai fait, je serais surement encore en train de matter des photos de temps en temps et au au fur et a mesure, reploncher de plus en plus..


Je crois que pour s'en sortir définitivement, il faut que toi aussi tu sois convaincu que ce que tu as fait est grave et que tu choisisses de t'en sortir pour toi, que ta femme soit là ou pas. Car sinon, à mon avis, un jour viendra où le feu sera tenté de renaître de ses cendres. Car je crois que la vie vient constamment tester nos choix. J'imagine que ça peut se manifester différemment d'une personne à l'autre. Mais dans mon couple, par exemple, ce qui faisait renaître le feu, c'était l'arrivée imprévu d'un gros stress ou d'une situation très émotive. Ou encore, une occasion inespérée... Par exemple, ça a été l'arrivée d'Internet Haute Vitesse, une occasion d'adultère ou de flirt facile, une absence de la conjointe pendant 1 semaine,... Et là, la petite voix qui te dit: "Eh mon vieux, tu peux pas manquer ça! Juste ce dernier coup-là, en souvenir du bon vieux temps. T'arrêtera après. Juste une petite fois de rien, ça peut pas faire de mal à personne! Etc..." Eh bien, j'ai tendance à croire que si on s'abstient pour les mauvaises raisons, il se peut fort bien que la rechute survienne.

Quoiqu'il en soit, je te souhaite bonne chance et je te souhaite que sincèrement tu sois libéré définitivement de cet esclavage!
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Julien



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 15:27

Héhé, tu blaguais pas en disant A SUIVRE Wink

Merci de prendre le temps de me répondre et de m'expliquer tout ceci, je ne voudrais pas trop squatter votre fil de discussion, donc je vais faire court.

Je crois que tu as raison en effet sur deux points :

- Je dois arrêter de dire que je le fais pour ma femme. Même si je lui dit à plusieurs reprises que je me sens mieux et que ca me sert beaucoup à moi au quotidien (travail mieux, reprise des projets, plus de temps, etc..)

- Je dois aussi arrêter de dire que je suis guéri, car effectivement au premier cout dur ou si ma femme devait me quitter demain, rien ne me dit que j'aurais la force de ne pas replonger.

Ainsi, je vais me fixer un an pour effectivement être sur de moi, une date symbolique..

Merci

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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 15:56

Yann,

Rebonjour! Eh oui, encore moi! J'en avais beaucoup à dire et je ne voulais pas tout mettre dans un seul message afin de ne pas faire trop chargé.

En ce qui concerne ta femme, je crois qu'aller ensemble chez le psy te faciliterait la vie. D'abord, ça aurait pour but de la rassurer car tu lui démontrerais clairement que tu veux changer. Ensuite, puisqu'elle semble au prise avec un problème de co-dépendance (comme nous toute d'ailleurs), le psy l'aiderait à régler son problème à elle aussi. Tu sais le psy ne va pas te camper dans le fauteuil du méchant et elle de la victime. Je crois qu'il va vous aider tous les deux à évoluer ensemble.

Je te dis cela, car les comportements de ta femme que tu décris dans le message ci-dessus et les autres, sont des réactions normales, mais malsaines. Par exemple, ailleurs dans le forum, tu dis que tu as l'impression que ta femme attends juste que tu rechute pour te tomber dessus.

Eh bien, c'est un cas typique de co-dépendance. Je t'explique. L'être humain a tendance à préféré la sécurité au bonheur. Ainsi donc, on préfère insconsciemment (cela va de soi) rester dans ce qu'on connait plutôt que d'aller vers une situation inconnue dont on ne sait rien. Ainsi donc, j'ai souvent eu le comportement étrange suivant:

Alors que mon mari tentait de s'en sortir depuis quelques jours, sans raison apparente et malgré moi, je devenais agressive, je le piquais pour rien ou parfois j'avais soudain des envies sexuelles qui pouvaient être compromettantes pour son début de rétablissement. Si bien qu'il finissait par rechuter.

À force de m'analyser et de lire, j'ai compris qu'en fait, une vie dans les cercles vicieux de la dépendance et de la co-dépendance, je connaissais bien ça. Je savais à quoi m'en tenir, c'était sécurisant d'une certaine façon. Tandis qu'une vie sans la dépendance, je ne connaissais pas ça et je ne pouvais pas prévoir les dangers potentiels que cet inconnu pouvait apporter. Alors que lorsqu'on résonne le tout, on sait très bien que la non-dépendance = probablement le bonheur. Or, inconsciemment, je choisissais la sécurité. Mais c'est un comportement de codépendance.

Aussi, le fait qu'elle veule tout fouiller, qu'elle n'a pas confiance,... c'est normal comme tu le dis étant donné que tu lui as menti souvent. Or, c'est quand même un comportement de co-dépendance. Et j'en parle parce que je me suis beaucoup renseigné et j'ai observé, sauf que moi-même, j'en suis pas complètement guérie. C'est un cheminement à long terme je crois. Donc, je disais que c'est un comportement de co-dépendance, car en réalité, en tant que co-dépendante ce que l'autre fait de sa vie a un impacte énorme sur la mienne. Alors qu'en fait, je devrais avoir suffisamment confiance en moi et suffisamment de lâcher prise pour ne pas prendre le problème de l'autre sur mes épaules. Donc, ainsi, mes peurs ne viendraient plus contrecarrer les efforts de mon partenaire.

En effet, lorsque ton conjoint t'a menti, trahi, porter atteinte à ta féminité, mis en péril l'amour et que tout ça a créé des désespoir énormes dans ta vie, et ce à plusieurs reprises, il est normal d'avoir peur que ça se reproduise et d'essayer de prévenir le coup. Or pourtant, il faut justement que le co-dépendant apprenne à gérer ses peurs. Et ce n'est vraiment pas facile.

C'est pourquoi je crois qu'un psy peut être utile et que tout ce que tu peux faire pour rassurer ta femme aussi. C'est certain que ça peut paraître embêtant pour toi qu'elle t'assaille de ses peurs. Mais c'est justifiables. Alors, au lieu de t'indigner de son comportement, j'aurais peut-être une suggestion. Essaie de mettre autant d'effort à lui montrer ton amour, à l'écouter et à la rassurer, autant que tu as pu mettre d'efforts à camouffler ta dépendance durant les années passées. Bien sûr, ça demande beaucoup d'humilité pour entendre comment on a pu blesser l'autre, mais pour l'avoir vécu, je peux te jurer que ça crève l'abcès et que ça libère.

Tu dis avoir peur qu'elle s'imagine des choses qui n'ont pas lieu... Eh bien, plus mon mari travaille sur lui, plus il me parle de son cheminement intérieur, plus il m'écoute et fait des efforts pour me réconforter et me montrer son amour; eh bien les doutes s'estompent et la confiance revient petit à petit.

Je crois qu'il faut se laisser du temps. La destruction mutuelle a duré des années. Il est normal que la reconstruction prenne un peu de temps. Mais je crois que l'amour vient à bout de tout!

Bonne chance à vous deux!
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 15:57

Yann,

Rebonjour! Je crois qu'il ne faut pas se sentir à l'abri des rechutes et ce, même si ça fait plusieurs années que tu essaies d'arrêter. Je suis en couple avec mon mari depuis 10 ans et même avant de me connaître, il essayait d'arrêter. Et ce n'est que maintenant que je sens que cette fois c'est la bonne. Il se peut que pour toi aussi, ce soit la bonne fois. Mais ce que je pense, c'est qu'il faut sans cesse rester vigilant. Je vais m'expliquer en citant certains de tes propos.

Citation:
On prend conscience, hop on rechute, on est tranquille pendant quelques mois et hop on rechute.. Bref, moi c'est bon, ca fait plusieurs années


Je ne crois pas que le nombre de temps détermine si on va rechuter ou pas. Lorsqu'on lit sur la dépendance, on se rend compte que le dépendant qui déteste son comportement essaie parfois de s'en abstenir afin de se prouver qu'il a le contrôle ou tout simplement qu'il est capable. Or, pendant cette période que dans les livres ils appellent déni, le dépendant s'abstient effectivement de la substance de sa dépendance, mais n'entreprends pas de travail intérieur. Si bien qu'au bout d'un certain temps il n'en puisse plus et rechute. C'est qu'il essaie seulement de s'en sortir par ses propres forces. Or, dans les mouvements anonymes traitant des dépendances (genre AA), la première étape consiste à admettre qu'on est impuissant devant notre dépendance. Or, être impuissant, je crois que ça veut dire avoir tout essayé par ses propres forces et ne pas y être arrivé.

Citation:
la j'ai la chance que ma femme est totu découvert, qu'elle comprenne, qu'elle veuille m'aider, j'ai toutes les raisons d'arrêter !


Là non plus, je ne crois pas que ça préserve en rien d'une rechute. C'est certain que ça t'enlève surement un grand poids que ta femme ait tout découvert et vivre dans la vérité est une bonne étape de franchit.

Et c'est sur, comme tu dis, que tu as toutes les raisons d'arrêter... Mais est-ce que cela veut dire que tu veux arrêter, que tu le fais pour toi? Car lorsqu'on le fait pour faire plaisir à sa femme, pour acheter la paix ou pour éviter un divorce, je crois que ça ne préserve pas des rechutes. De plus, j'ai tendances à croire que même avant qu'elle découvre tout, tu t'en étais surement trouver beaucoup des raisons d'arreter. Je le crois à la lumière de ce que j'ai lu dans tes messages. Je ne dis pas cela pour faire ma pessimiste ou pour te décourager dans ta démarche, loin de là, mais simplement pour dire que même toutes les raisons du monde ne préserve pas des rechutes et qu'il faut quand même rester vigilant.

Bien que je ne prétende pas que tous les couples ressemblent au mien, je vais te citer un exemple personnel. Depuis le début de mon couple (10 ans), mon mari a passé aux aveux de temps en temps. Et depuis 5 ans, nous avons tous les deux découverts ce qu'était la dépendance sexuelle. Et malgré le fait que je suis restée, que j'ai fait preuve de compréhension, que j'étais prêt à l'aider et qu'il voulait lui-même s'en sortir, cela ne l'a pas empêché d'avoir des rechutes. Pourtant, il avait bel et bien à l'esprit toutes les raisons de ne pas le faire. Je le sais, car dans les moments de sobriété, on s'en parlait ouvertement. Or, pendant longtemps il a été persuadé qu'il n'avait pas besoin de l'aide de personne et qu'il pouvait s'en sortir tout seul. Ce n'est que récemment qu'il a admis avoir besoin d'aide. Et les réels changements ont commencé à s'opérer. De plus, il dit que s'en sortir, il ne voit plus ça comme une option, mais bien comme un impératif. En effet, avant, bien qu'une partie de lui désirait vraiment s'en sortir, il restait une autre partie qui n'était pas complètement prête à tout lâcher. Et une chose que tu as dite m'a fait penser à ça et je te cite:

Citation:
mais bon si ma femme n'étais pas à coté de moi pour me dire que c'est grave ce que j'ai fait, je serais surement encore en train de matter des photos de temps en temps et au au fur et a mesure, reploncher de plus en plus..


Je crois que pour s'en sortir définitivement, il faut que toi aussi tu sois convaincu que ce que tu as fait est grave et que tu choisisses de t'en sortir pour toi, que ta femme soit là ou pas. Car sinon, à mon avis, un jour viendra où le feu sera tenté de renaître de ses cendres. Car je crois que la vie vient constamment tester nos choix. J'imagine que ça peut se manifester différemment d'une personne à l'autre. Mais dans mon couple, par exemple, ce qui faisait renaître le feu, c'était l'arrivée imprévu d'un gros stress ou d'une situation très émotive. Ou encore, une occasion inespérée... Par exemple, ça a été l'arrivée d'Internet Haute Vitesse, une occasion d'adultère ou de flirt facile, une absence de la conjointe pendant 1 semaine,... Et là, la petite voix qui te dit: "Eh mon vieux, tu peux pas manquer ça! Juste ce dernier coup-là, en souvenir du bon vieux temps. T'arrêtera après. Juste une petite fois de rien, ça peut pas faire de mal à personne! Etc..." Eh bien, j'ai tendance à croire que si on s'abstient pour les mauvaises raisons, il se peut fort bien que la rechute survienne.

Quoiqu'il en soit, je te souhaite bonne chance et je te souhaite que sincèrement tu sois libéré définitivement de cet esclavage!
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julie



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 18:57

Bonjour,

Merci Espoir pour tes messages, coucou Don Quichotte, Hello mon homme Rolling Eyes , bisous Madinina et Jozefa si vous lisez toujours I love you

Bon déja, je ne sais pas par où commencer, tellement de choses ont été dites depuis mon dernier message ... J'essaie de reprendre le "fil" même si ça parait un peu "désordonné" ...
J'ai été touchée par beaucoup de choses que tu dis Espoir, et je suis d'accord avec toi sur beaucoup de choses ...

1er point que je voulais aborder, au sujet du psy ! Mon chéri dit qu'il a l'impression d'avoir fait et terminé sa propre analyse, car il a écrit toute son histoire, et il a bien compris pourquoi au fil du temps, il en est arrivé là ... ok ... mais moi c'est pas ça ma question ! Je savais avant de le connaitre, qu'il faisait du tchat (notamment avec un cyberpute dont il était très amoureux en plus Rolling Eyes et qui n'en avait rien à foutre de lui), et qu'il regardait des sites xxx AVANT de me connaitre ! Bien sûr, on ne savait pas que c'était le début de la dépendance, et j'étais loin de me douter bien entendu que cela irait si loin !

Puisque moi MA question est : POURQUOI il a continué tout ça, alors qu'il était avec moi ???? Depuis que j'y pense, je crois que j'ai une partie de la réponse cependant ...
Comme je l'ai dit dans mon message "5 jours que ma vie a basculé" http://orroz.forumactif.com/viewtopic.forum?t=305, nous avons habité ensemble en juillet 2000, début septembre j'étais enceinte de notre fille, et libido : zéro !
Yann, se disait même (faut être naze quand même hein Rolling Eyes ) que ça ne reviendrait jamais !
Nous n'avons pas eu le temps finalement, de nous installer petit à petit dans une vie "normale", de nous habituer l'un à l'autre, de profiter ...

Je me souviens des 3 premiers mois surtout, où je dormais tout le temps, il s'en inquiétait d'ailleurs ... J'étais dans un état de fatigue incroyable, je crois que dans toute ma grossesse, nous avons dû faire l'amour 5 voire 6 fois ... à peine plus ... et encore, j'avais dû me forcer, vraiment pas envie !
Il était "en manque" ce qui peut se comprendre, et il a replongé, alors qu'il avait nettement réduit sa consommation de x quand nous nous sommes connus ! Je crois que c'est lorsque notre fille est née, elle était toute petite, je l'ai surpris une nuit en train de tchatter sexe, et là je l'ai très mal pris !

Quand j'étais enceinte, il y avait eu quelque chose aussi, mais là là, du moment que ça n'était plus totalement "virtuel" (abstrait comme des images disons) et que des personnes intervenaient, ça m'a rendu folle, et j'ai mis des mois à m'en remettre ! Mon tort aura été de croire qu'il avait arrêté, et de "baisser la garde"
Il SAVAIT déja à cette époque là le MAL que ça m'avait fait ! COMMENT a t'il pu continuer ça et aller de plus en plus loin ? Ok c'est une pathologie (j'ai bien compris ça), un engrenage, mais comment pouvait t'il me regarder en face, alors que parallèlement il me trompait virutellement avec des salopes ?
Comment, quand je l'attendais cet été à la piscine avec les mômes, il pouvait arriver frais et dispo comme si de rien n'était alors qu'il venait de "le faire" ?
C'est tout que je voudrais savoir moi ... Mais pour Yann, c'est vrai qu'il est intéressant de chercher pourquoi il a COMMENCÉ.

(bon je sais, c'est pas ici que je vais obtenir une psychanalyse, ni la sienne ni la mienne, j'explique c'est tout Wink Wink Wink )

Puis en plus ça nous gêne dans notre vie de tous les jours finalement, parce que je suis "marquée" au point que tout me ramène à ça !
L'autre jour par exemple, on s'est disputés, car je lui ai demandé un bisou, qu'il m'a refusé car il travaillait (il bosse souvent de la maison, et je ne travaille pas pour l'instant) Hey, moi automatiquent j'ai tilté et je lui ai dit "dis donc t'hésitais pas à perdre des JOURNÉES de boulot pour ta merde, et moi là tu m'accordes pas 2 mn ?" J'arrive pas à comprendre ce comportement, et lui n'arrive pas à comprendre que je fasse le lien entre avant et maintenant, il dit que ça n'a pas de rapport ! C'est vrai, mais quand même !

L'autre jour, à midi on discutait à table et j'avais les larmes aux yeux quand il m'expliquait que lorsqu'il était objecteur de conscience (avant de le connaitre, je savais pas ce que c'était Shocked pour les Québécoises j'explique en 2 mots : il a refusé de faire l'armée, donc il a été contraint de travailler pendant 2 ans pour un salaire minable, bon lui c'était dans une Mairie) il a été viré d'un service une fois car il refusait de lancer l'hymne national (La Marseillaise)
Déja, être objecteur : faut des couilles ! Mais en plus préférer se faire virer d'un service plutôt que lancer une musique : je trouve ça gonflé !

Je me suis dit que mon mari, quand même, était capable d'ASSUMER ses actes ! Alors que ce que je lui reproche le plus en ce moment justement c'est de ne pas assumer !
En refusant de voir un psy, pour moi il n'assume pas !
Il dit qu'il a une vie sociale et que ça le fait chier de mentir à ses collègues quand il ne peut pas faire des sorties etc, heeeeeeu c'est à dire que ... il fallait peut être y penser avant mais forcément dans cette histoire il y a un revers de la médaille, ça aussi il faut qu'il assume !
Or j'ai l'impression, et c'est un cercle vicieux, qu'il se déculpabilise en me chargeant MOI, car s'il ne peut pas sortir c'est à cause de moi, parce que je vais pas bien, or moi si je ne vais pas bien, c'est à cause de lui (encore pire s'il sortait ... j'ai l'impression qu'il fait passer alors, le monde entier avant moi Sad )

Don Quichotte tu dis que tu ne voudrais pas que quiconque sache ce que tu vis, parce que ton orgueil à toi aussi en a pris un coup, ce que je peux comprendre ... je vis la même chose ! Mais moi j'ai été obligée d'en parler, sinon je crois que je ne serais plus là aujourd'hui, et quand je me mets à penser "suicide" : c'est que ça va mal !
Ma copine avec qui j'allais en cours en co-voiturage parce qu'elle voyait bien qu'il y avait un problème ... (et je ne voulais pas la mettre en danger en plus)
Puis j'ai consulté la travailleuse sociale de mon école, et je lui ai tout déballé ... l'orgueil dans les chaussettes, et pleurant toutes les larmes de mon corps !
Alors bon, l'orgueil, moi je pense que nous les femmes on est capables de passer dessus quand il le faut, alors que les mecs ont plus de mal, et je trouve ça déplorable, car c'est eux qui ont déclenché tout ça Rolling Eyes (des fois je le trouve vraiment minable mon homme, et j'ai envie de tout lâcher, alors qu'il suffit de pas grand chose pour qu'IL arrête ma souffrance, moi je vous le dis : le psy c'est URGENT pour nous !!!!!)

Espoir c'est drôle ce que tu dis sur ta famille (ben nan, c'est pas drôle dans le sens marrant), tu as déduis qu'il y avait beaucoup de dépendants (au sexe, et à l'alcool notamment) c'est drôle parce qu'en discutant avec Yann l'autre jour (à midi encore Mr. Green ) on s'est rendus compte, que tous les 2 on avait pas eu de grand-pères Shocked Shocked
Moi parce que mes parents sont âgés, donc leurs pères sont morts avant ma naissance (côté paternel) et lorsque j'avais un an (côté maternel)
Je n'ai connu comme grand-parent, que ma mamie (maternelle donc)

Yann, ses DEUX grand-mères, étaient avec des hommes qui n'étaient pas ses grand-pères en fait (second mariage on va dire) et ils étaient tous les 2 + la grand-mère maternelle alcooliques ! J'ai dit "mais c'est pareil, c'était comme tes grand-pères en fait" lui il m'a dit "ah non ! C'était pas pareil, on me laissait jamais avec eux, ils étaient alcoolos"
C'est vrai que j'ai un peu connu avant qu'il meurre, le mari de sa grand-mère paternelle (elle est toujours vivante, elle peut pas me voir parce que J'AI emmené son petit fils préféré loin d'elle au Canada Rolling Eyes Rolling Eyes) Yann ne l'a jamais considéré comme son grand-père, alors qu'il l'a toujours connu !

Moi je rêvais d'avoir un papy quand j'étais toute petite, tous les p'tits vieux de notre entourage, je les appelais Papy et Mamie (peut être pour ça qu'aujourd'hui j'aime tant les personnes âgées I love you ils me fascinent, et m'émoeuvent, bien plus que les enfants, les gens trouvent ça bizarre quand je dis ça Mr. Green )
Bref : pour conclure : dans la famille de mon mari il y avait pas mal d'alcooliques, un oncle aussi ... et Yann n'a JAMAIS bu une goutte d'alcool ... (lien ?)

Tu as raison Espoir sur les préjugés que les gens ont sur les psy, c'est hallucinant Shocked (merci la télé) même moi j'en ai Mr. Green Mais pas par rapport à la tv moi, par rapport à l'expérience de ma mère, avec les psy et ce qu'elle m'en a dit ...

Tu as tout à fait raison lorsque tu dis que tu as remarqué des dépendants, se vouer à une cause, paraitre brillants aux yeux du monde, et c'est légitime, donc mener une double vie !
Mon chéri lui, ça colle pas avec lui et toute sa personnalité justement ce qu'il a fait pendant des années ! C'est un être discret, extrêmement poli (je ne l'entends jamais jurer, alors que moi je n'arrête pas, en bonne Marseillaise Mr. Green ), je crois que c'est LE mec le plus gentil que j'ai jamais rencontré ... (par contre il peut être extrêmement blessant et maladroit, il n'a aucun tact, je dis que c'est son "tact légendaire")
Il est passionné par ce qu'il fait aussi, minutieux, maniaque un peu Mr. Green Extrêmement respectueux des femmes, il ne m'a jamais fait de mal (jusqu'à récemment Sad ) et il peut être très amoureux et attentionné (ces moments là, en général j'en profite à fond, ça ne dure que quelques jours à chaque fois Rolling Eyes )

Parallèlement effectivement j'ai encore du mal à croire (et donc comprendre) ce qui pouvait l'attirer dans le sexe à outrance comme il en faisait usage ... (+ le reste) Ça n'était pas le même homme, voila pourquoi je ne lui en veux pas pour ça, parce que je sais que c'était pas "lui" qui faisait tout ça ... (heureusement que ça n'est pas allé plus loin par exemple)

Juste que ... en ce moment, ce qui me fait douter de lui comme je l'ai déja dit, c'est qu'il remplace une dépendance (sexe net) par une autre dépendance (son travail, l'informatique, ses projets) je SAIS que c'est pour éviter de penser à "avant" au sexe, il est à fond dans ses trucs, incapable de penser, incapable de continuer à lire son livre qu'il a récemment commencé, car il ne pense qu'à ses projets, son travail, son informatique Crying or Very sad heeeeuu .... Thumb down

Espoir, je te rejoins encore lorsque tu dis qu'il faut qu'il arrête pour LUI et non pour moi ! Je le corrige toujours lorsqu'il me dit "je le fais pour toi", je pense qu'il n'a rien compris quand il me dit ça, et à la limite, ça me met même en colère ... Parce que ça me fait encore plus peur !!!!
Et si un jour, lors d'une dispute, il se dit "ah bon, malgré tout ce que je fais pour ELLE, ça va pas ? Bon ok, alors autant replonger" ????
Je tremble tous les jours pour la santé de mes parents, et s'il arrive quoi que ce soit, je ne POURRAIS pas m'absenter, et partir en France comme je l'ai fait au printemps dernier pour aller voir ma mère qui sortait du coma ! Il en serait absolument HORS DE QUESTION maintenant !!!
Alors oui j'ai peur, et j'ai même peur d'avoir peur !

(Yann, je crois que le fil, il est squatté depuis longtemps là ... Madinina, reviens nous dire comment ça se passe pour toi le psy s'il te plait s'il te plait ... )

Génial le coup des 1 an Yann thumright Ça nous mène donc au 17 septembre 2006, les R*** 2006 en été 2006 devront se passer de toi YESSSSSSSSSS Boulet

Espoir tu dis "Tu sais le psy ne va pas te camper dans le fauteuil du méchant et elle de la victime" c'est ce que je lui dis aussi ... les hommes ont (je crois) beaucoup de mal avec la "neutralité" des autres ! J'ai eu beaucoup de mal à convaincre mon ex de faire une médiation familiale, il était persuadé que l'avocate allait lui dire qu'il était en tort (et il l'était) et prendre partie pour moi, or jamais elle ne l'a fait, et ça n'est pas ce que je voulais !

J'en ai rien à foutre moi de qui a tort qui a raison, je vais pas chercher ça chez un psy, un mec qui va guider notre vie en me faisant passer pour l'éternelle victime de service, c'est pas ce que je recherche et je crois que c'est de ça aussi qu'il a peur ! A plusieurs reprises récemment (2 je pense) il m'a dit lors de nos sujets de désaccords "eh ben tiens, t'ira expliquer ça au psy, tu vas voir ce qu'il va te dire" (entre parenthèses que c'est moi qui débloque sur un sujet précis, et que le psy va me dire que j'ai tort, donc UN point pour lui, content le Yann !)
Hey, c'est pas un match hein !

D'autre part, je n'attends pas (comme il a dit chais plus où) qu'il rechute pour lui tomber dessus (comme il a dit) Shocked
Moi aussi une vie sans sa dépendance, je ne connais pas vraiment ça finalement, alors j'ai pas vraiment de "repères" et bang OUI peut être je me trompe en pensant et en étant convaincue qu'il me ment encore !
Mon comportement de co-dépendante comme tu dis, si je ME regarde de l'extérieur, je le trouve quand même légitime, et je répète que ça ne fait "que" 2 mois pour nous, alors forcément tout n'est pas réglé ... (et tout se règlera à force de temps et à l'aide d'un psy, tout à fait comme tu dis Espoir I love you )

Je trouve ta solution très bien, qu'il me montre son Amour, me rassure, quand je vais pas super bien ! Le pire, ce sont mes angoisses, qui me paralysent et m'empêchent quasimment de respirer parfois ! La grosse boule dans la gorge quoi, mais énorme la boule ...
De toute façon, je peux même pas parler, alors il sait pas ce que je pense, je veux juste qu'il me prenne dans ses bras et qu'il me serre ... c'est tout ... Sentir qu'il est là quoi ... et que je suis pas toute seule ...

"plus mon mari travaille sur lui, plus il me parle de son cheminement intérieur, plus il m'écoute et fait des efforts pour me réconforter et me montrer son amour; eh bien les doutes s'estompent et la confiance revient petit à petit. "
... j'en rêve ... I love you I love you


Dernière édition par le Mer 21 Déc à 0:55, édité 2 fois
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 21:01

Manue,

Bonjour! Lorsque tu parles de TA question... pourquoi il a continué après ta rencontre... C'est simple. Sa dépendance n'avait aucun lien avec toi. Lorsque quelqu'un a recours à une dépendance comme mécanisme de survie pour x raisons indéterminées à ce jour, il ne faut pas s'attendre que ça disparaisse parce que Cupidon a frappé son coeur. Transposons ça avec l'école. Si sa dépendance était l'alcool, ce n'est pas votre amour qui y aurait mis fin.

C'est tout à fait normal lorsque tu dis qu'à ta rencontre il a de beaucoup diminué sa consommation de X. Lorsqu'on veut séduire quelqu'un qui nous plaît, on se montre tous sous notre meilleur jour. C'est instinctivement normal. Par contre, je ne suis pas d'accord lorsque tu mets sur ta faute ses rechutes. On est chacun responsable de nos propres actes. Et tu n'es pas responsable de ses rechutes, seule la dépendance l'est. Par contre, la dépendance peut se servir des prétextes qu'on lui fournit. Mais ça restera toujours la dépendance qui cause la rechute, car un homme, dans la même situation aurait pu réagir différemment. Mais bon, cela étant dit, c'est certain qu'une très basse fréquence de relation sexuelle, la dépendance peut très bien s'en servir comme prétexte.

Citation:
Il SAVAIT déja à cette époque là le MAL que ça m'avait fait ! COMMENT a t'il pu continuer ça et aller de plus en plus loin ? Ok c'est une pathologie (j'ai bien compris ça), un engrenage, mais comment pouvait t'il me regarder en face, alors que parallèlement il me trompait virutellement avec des salopes ?


Tu l'as dit c'est une pathologie. Serait-on tenter de demander à un diabétique pourquoi il ne produit pas d'insuline? Ou encore à un cancéreux: "Si tu continues de laisser ton cancer se propager, c'est évident que tu m'aimes pas, que je ne vaux rien!" Ça n'aurait pas de bon sens, c'est la même chose. Il ne faisait pas ça pour te faire du mal, mais bien parce qu'il était malade. Et plus il faisait ça, fort probablement ça le rendait encore plus malade de te faire du mal. L'amour n'a rien à voir là-dedans. La seule chose qu'on peut reprocher à un malade c'est de ne pas aller voir le docteur. Mais encore là, va-t-on haïr quelqu'un qui ne va pas voir le docteur parce qu'au fond il a peur des traitements ou qu'il est trop souffrant pour s'y rendre. Par contre, nul n'est tenu de se laisser détruire par un être cher, souffrant d'une maladie, mais refusant les traitements.

Pour ce qui est de te regarder en face, le faisait-il réellement? Moi j'ai remarqué qu'en période de dépendance, mon mari ne me regardait jamais réellement dans les yeux plus de 2 secondes, sans détourner le regard.

Lorsque tu dis que tout te ramène à ça, c'est normal. Sauf que s'il n'est pas prêt à en entendre parler, il ne faut pas le lui ramener constamment à la figure. C'est comme si on disait au cancéreux en rémission: "Tu t'en souviens-tu comment tu m'en a fait baver avec ta maudite chimio?" ou encore "T'es-tu vraiment sûr que t'es en rémission? Peut-être que le cancer se cache encore quelque part..." Ridicule n'est-ce pas et je dirais même cruel.

Tu trouves surement que cruel est un mot exagéré, car tu te dis que c'est lui qui a été cruel en te faisant vivre tout ça et que c'est bien normal qu'il puisse ressentir tout le mal qu'il t'a fait. Or, quoiqu'étant une réaction complètement normal, c'est aussi une réaction centré sur soi, son propre malheur, sa propre souffrance. Or, ce n'est pas seulement un individu que vous essayez de reconstruire, mais un couple. Et c'est là que le travail sur soi, sur sa propre co-dépendance est important. Il te faut être suffisamment forte pour vaincre tes peurs, pour panser tes blessures toi-même et je dirais même pour l'aider à panser les siennes. Car bien qu'il t'a fait du mal, il s'en est fait beaucoup à lui aussi. Et en agissant ainsi, avec courage et amour, avec calme et tendresse, eh bien, j'ai bien l'impression que ton couple renaîtra, puisqu'il semble disposer à s'en sortir. Puis un jour, il sera prêt à entendre ce que tu as à dire. Mais le bousculer ne servirait qu'à le décourager dans sa démarche.

Je sais que ce que je dis là n'a rien de facile. Mais au bout du compte, on s'évite tellement de disputes, de blessures et peut-être même de rechutes. Et si vraiment, par toi-même tu n'y arrives pas, rien ne t'empêche de consulter un psy pour toi-même. Ainsi, non seulement il va t'aider à y arriver, mais en plus tu pourras lui dire à lui toute ta colère, sans compromettre ton travail de couple.

Le fait de s'offusquer parce qu'il refuse un bisou alors qu'il travaille ou le fait d'avoir l'impression que tout le monde passe avant soi, je crois que ça démontre un manque d'estime, de confiance en soi, un besoin de se faire rassurer. Or, c'est normal, puisque la dépendance sexuelle de notre conjoint vient souvent s'attaquer à tout ceci. Or, c'est plate à entendre, mais c'est à nous de nous reconstruire.

Citation:
or moi si je ne vais pas bien, c'est à cause de lui


Ce que je vais dire semble peut-être dur, moi-même, j'ai mis un temps à le digérer... Chacun est responsable de sa propre vie. Chacun fait ses propres choix et doit en assumer les conséquences. Chacun a le pouvoir de changer sa propre vie. Moi aussi, je l'ai rendu responsable de mon mal-être. Si j'étais devenue obèse, c'était à cause de ce qu'il me faisait vivre. Si j'avais fait une dépression, c'était de sa faute. Si je me sentais moralement si misérable, c'était encore sa faute. Or, il n'en n'est rien. Je ne peux que me blâmer si j'ai choisir de fuir mes émotions dans la nourriture. Je ne peux que me blâmer si j'ai laissé mon système nerveux se désagréger. Je ne peux que me blâmer si j'ai choisit de rester dans une relation malsaine. Or, ça semble dur. Mais en fait c'est libérateur. À partir du moment où l'on accepte qu'on a la pleine responsabilité sur notre vie, on cesse d'être une pauvre et malheureuse victime impuissante. Et on devient un individu qui a le pouvoir de modifier sa trajectoire, de faire des choix différents. Or, j'ai quand même choisit de poursuivre la relation. Par contre, je me suis donné des outils pour que ça ne m'affecte plus autant, pour reconstruire mon système nerveux. J'ai choisit de changer mes perceptions. Car lorsqu'on s'y arrête tout est une questions de perceptions. Trois individus vont vivre la même épreuve, le premier va s'effondrer, le second va passer son chemin sans trop de mal et troisième va tirer profit de son malheur. Pourtant les 3 ont vécus la même chose. Or, je peux par exemple changer ma perception par rapport à toutes ses activités sexuelles de dépendances. Au lieu d'y voir une infidélité, une trahison de haut niveau, un manque d'amour de sa part, de la lâcheté, de la méchanceté ou whatever... je remplace cet image péjorative par une image moindre. Je me dis donc que c'est comme s'il avait bu une autre bouteille de bière. Ou bien je me dis que c'est comme une bactérie qui a encore mangé quelques cellules. Bien sur, au début on n'y croit pas trop, mais à la longue c'est beaucoup moins dommageable.

Finalement, être responsable de sa propre vie, ce n'est certes pas facile à court terme, mais c'est 100 fois plus bénéfique que de rester une victime.

À suivre...
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Espoir



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Mer 23 Nov à 21:51

Manue,

Rebonjour! Je continue...

Citation:
des fois je le trouve vraiment minable mon homme, et j'ai envie de tout lâcher, alors qu'il suffit de pas grand chose pour qu'IL arrête ma souffrance


Dans le fond, peux-tu l'obliger de force à arrêter ta souffrance? Non, car on n'a de pouvoir que sur sa propre vie. Et quand bien même, il ferait ce que tu veux, ce que tu lui demandes pour alléger ta souffrance... es-tu vraiment certaine que ça la guérirait? Moi j'en doute. Probablement que sur le coup, ça te ferait du bien. Mais d'où vient-elle réellement la souffrance? Comment se fait-il qu'on ait été attirer par un sexolique? Et si je lis ton témoignage, je dirais 2 fois plutôt qu'une, car j'ai cru comprendre que ton ex te trompais aussi avant le divorce.

Souvent on ne voit que le comportement du dépendant et on voudrait ne pas y avoir notre part de responsabilité (dans notre propre malheur). Or, ce n'est pas vrai que d'un côté, il y a le méchant dépendant et de l'autre la pauvre épouse. On voudrait inconsciemment que ce soit ça, on voudrait entendre l'autre nous dire: "Pardon chéri, je sais que j'ai été ignoble avec toi et que toi tu as été un ange de patience..." En effet, on a cet espèce de besoin d'être prise et consoler comme une petite fille. Or, la réalité est que nous sommes 2 adultes qui se sont blessés mutuellement par le fait même de leur dysfonction respective. Il y a donc d'un côté, le dépendant et de l'autre côté, le co-dépendant.

Ma mère m'a raconté que lorsqu'elle est allée à son premier meeting Al-Anon, elle leur a dit: "Bon enfin, vous allez pouvoir me dire qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour qu'il arrête de boire." Or, la madame lui a répondu que les rencontres Al-Anon n'avait pas pour but de faire arrêter l'alcoolique de boire, mais bien d'aider la conjointe à vaincre sa co-dépendance. La madame lui a expliqué qu'au début, lorsqu'on arrive chez Al-Anon, c'est normal de se vider le coeur, de parler de sa colère, de sa tristesse. Mais une fois qu'on a crevé l'abcès, on ne peut pas rester impuissant à attendre que la vie veuille bien enjoliver notre sort. Il faut se redresser les manches et marcher concrètement vers des solutions, travailler sur soi.

Tu revenais sur les familles et des similitudes que tu avais observé dans la vôtre... Même si ton mari, on ne le laissait pas en présence de ses grand-pères alcooliques, ça ne veut pas dire que ça ne l'affectait pas. Car on n'est pas nécessairement affecté par le dépendant lui-même, mais aussi par les co-dépendants qui gravitent autour. De plus, lorsque j'ai lu le témoignage de ton conjoint, il dit qu'enfant il regardait les revues que son père avait laissé au sous-sol. C'est donc dire que son père consommait de la porno aussi. Et les relations entre cousins démontrent aussi que dans sa famille, c'était présent. Bon normalement, les enfants jouent au docteur à 5-6 ans et c'est une phase normale de l'évolution. Mais à 13-14, j'ai tendance à croire que c'est pu la même chose. De toute façon, à premières vues, ce n'est pas évident de déceler les dépendants sexuels dans nos familles, car ce n'est pas aussi visible que l'alcool et ce qui se rapporte au sexe, c'est souvent plus tabou, donc on n'en parle pas. En tout cas, même si on ne trouve pas toujours l'origine du problème au sein de notre famille, c'est tout de même un bon point de départ, à mon avis.

Tu parles de tes craintes de le voir remplacer une dépendance par une autre. Étant donné que le travail est relativement une dépendance plus saine, je ne m'en ferais pas trop. Du moins, ça a l'effet positif qu'il se fait son sevrage du porno. Et puisqu'il semble continuer à cheminer, ça va surement s'en aller au fur et à mesure qu'il va régler ce qu'il y a dessous la dépendance.

Citation:
Alors oui j'ai peur, et j'ai même peur d'avoir peur


Encore une fois, c'est un sentiment très légitime, mais tellement paralysant et destructeur. Il faut vraiment essayer de passer par-dessus, sinon on s'empoisonne la vie et celle de notre conjoint. Et ce, même si c'est tout à fait justifié d'avoir peur.

Citation:
Mon comportement de co-dépendante comme tu dis, si je ME regarde de l'extérieur, je le trouve quand même légitime, et je répète que ça ne fait "que" 2 mois pour nous, alors forcément tout n'est pas réglé ...


Tu sais, dans tout ce que j'ai écrit précédemment, en aucun cas, je n'ai voulu prétendre que tes comportements n'étaient pas légitime... Oui, la colère, la tristesse, la peur, l'angoisse... ce sont tous des émotions parfaitement normales pour une conjointe de dépendant. C'est normal de se sentir blessé, trahi, brisé, d'avoir besoin d'être rassuré, d'être justifié, parfois même vengé. Tout cela est normal. Mais plus on se laisse bercer par tout ça, plus ça risque de faire partie de notre vie encore longtemps.

C'est sûr que rien ne se règle complètement en 2 mois. De toute façon, ça fait 5 ans que j'y travaille et j'ai encore beaucoup de chemin à faire. Par contre, je partage ce que je pense, ce qui a marché pour moi, en me disant que ça peut peut-être aider quelqu'un à changer sa vie en moins de temps que ça m'en a pris. Tu prends ce qui te va et laisse aller le reste!

Quoiqu'il en soit, bonne chance et bon courage! Very Happy
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Don Quichotte



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Jeu 24 Nov à 6:32

Bonsoir Made in France, Espoir, Yann,

Vos interventions de ce soir!!!!!!!!!!!!!!!!! Ouf!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'est très très vrai et très très perturbant tout ce qui a été écrit ce soir, j'en suis revirée complètement pour ne pas dire angoissée.

Trop de choses ont été dites et de questionnements ont surgis en moi pour intervenir ce soir mais j'en suis décontenancée pour le moins, revirée et je n'ai que le goût de brailler. J,ai peur aussi en fait! Espoir, made in france et moi, on est à la même enseigne, on vient d'entrer là-dedans! Cependant, dans leur couple, à la différence du mien, Yann s'exprime et parle de ses prises de consciences et ils peuvent se lire mutuellement à défaut de se le dire entre 4 yeux, ça sent bon, tu as raison!

Bonne nuit à + bisou XXXX

Don Quichotte
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Don Quichotte



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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Jeu 24 Nov à 6:33

Bonsoir Made in France, Espoir, Yann,

Vos interventions de ce soir!!!!!!!!!!!!!!!!! Ouf!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'est très très vrai et très très perturbant tout ce qui a été écrit ce soir, j'en suis revirée complètement pour ne pas dire angoissée.

Trop de choses ont été dites et de questionnements ont surgis en moi pour intervenir ce soir mais j'en suis décontenancée pour le moins, revirée et je n'ai que le goût de brailler. J,ai peur aussi en fait! Espoir, made in france et moi, on est à la même enseigne, on vient d'entrer là-dedans! Cependant, dans leur couple, à la différence du mien, Yann s'exprime et parle de ses prises de consciences et ils peuvent se lire mutuellement à défaut de se le dire entre 4 yeux, ça sent bon, tu as raison!

Bonne nuit à + bisou XXXX

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MessageSujet: Re: qui a déjà tenté la thérapie conjugale?   Jeu 24 Nov à 6:33

Bonsoir Made in France, Espoir, Yann,

Vos interventions de ce soir!!!!!!!!!!!!!!!!! Ouf!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

C'est très très vrai et très très perturbant tout ce qui a été écrit ce soir, j'en suis revirée complètement pour ne pas dire angoissée.

Trop de choses ont été dites et de questionnements ont surgis en moi pour intervenir ce soir mais j'en suis décontenancée pour le moins, revirée et je n'ai que le goût de brailler. J,ai peur aussi en fait! Espoir, made in france et moi, on est à la même enseigne, on vient d'entrer là-dedans! Cependant, dans leur couple, à la différence du mien, Yann s'exprime et parle de ses prises de consciences et ils peuvent se lire mutuellement à défaut de se le dire entre 4 yeux, ça sent bon, tu as raison!

Bonne nuit à + bisou XXXX

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qui a déjà tenté la thérapie conjugale?

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