 ORROZ & Dépendances Forum d'entraide, de témoignages & de conseils |
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Dora

Inscrit le : 06 Juin 2005 Messages : 168 Région : bretagne
| Sujet: trois chansons Lun 11 Juil à 14:06 | |
| Trois chansons qui m'ont frappée la première fois que je les entendues et que je continue de chérir:
La première, de "Sinsemilia":
"Il part en guerre"
Il part en guerre contre ses démons Duel à mort sans rémission Il part en guerre contre ses démons Pas une résolution, une révolution
Il part en guerre contre ses démons Duel à mort sans rémission Il part en guerre contre ses démons Trop longtemps trop de galères, Trop longtemps trop de pressions
Il a passé trop d'années à les subir Il les a déjà trop longtemps laissé ternir ses sourires Gâcher trop de ses plaisirs il a déjà tant de fois tenter de les fuir sans jamais y parvenir Il est temps d'agir Quitte à souffrir Il est temps d'en finir
Refrain
Baisser la tête Il a passé l'âge Il a déjà trop donné Il est temps de tourner la page C'est long une vie en cage Dans la peau d'un otage C'est long une vie en cage Ca y est, il sent monter la rage!
Refrain
Il part en fight contre ses propres failles C'est une partie de lui-même dont il attaque la muraille Le combat est de taille Il en est le héros, l'ennemi, le champs de bataille Le champs de bataille!
Refrain
Extrait audible ici http://www.sinsemilia.com/index2.htm Aller sur la roue du cyclo>cliquer sur "albums">cliquer sur le dernier album ("Debout les yeux ouverts")>cliquer sur "Il part en guerre">et "lecture" à droite.
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La seconde, de "Tryo", elle ne traite pas du sexolisme mais des dangers des drogues comme l'ecstasy, toutefois le parallèle est surprenant:
"Apocalypticodramatic"
Apporte-moi mes cachets Serre bien ma camisole Accélère encore le son de ta voix Ma techno-délire psychédélique Apocalypticodramatic
Sirènes obsédantes Métal hurlant, plastique qui résonne Aux arcades d'acier de l'oreille Entartrée par ton ouïe déficiente Hein? Aux arcades d'acier de l'oreille Entartrée par ton ouïe déficiente
Des éclairs choquent tes yeux au hasard Les lasers t'étranglent et t'enfoncent leurs dards Cette nuit suçera ma sève Moi je m'en fiche, je "rave"
Refrain
C'est le grand rassemblement C'est la fête ou la teuf des Grands Aux yeux équarquillés, aux pupilles dilatées Et aux coeurs blessés
Par le battement de coeur Qu'elle te prend sans savoir Ton pauvre coeur qui n'en peut plus De ne plus pouvoir respirer
Et toi p'tit con ! Qu'est-ce que tu fais là ? Dis-moi p'tit con, Tu viens franchir le pas ?
Mais t'ignores le parfum Enivrant, obsédant Qui te couvre d'ivresse Te transforme en détresse Et peut faire de ta soirée Comme une éternité à crier
Refrain
Mais au nom de la vie de ces quelques uns Qui sont restés bloqués sur ton drôle de chemin Au nom de mon ami malade Qui hurle au fin fond d'son hôpital
Refrain
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Et enfin, cette dernière, de "Tryo" également, parce que la première fois que je l'ai entendue j'ai eu le sentiment qu'ils parlaient très exactement de ce jeu du chat et de la souris à laquelle mon ami et moi avons "joué" tellement longtemps, avec toute la douleur que cela a engendré.
"Serre moi"
Embrasse moi dessus bord Viens mon ange, retracer le ciel J'irais crucifier ton corps, Pourrais-je depunaiser tes ailes ? T'embrasser, te mordre en même temps Enfoncer mes ongles dans ton dos brulant Te supplier de me revenir et tout faire ô tout pour te voir partir Et viens! Emmène moi là bas Donne moi la main Que je ne la prenne pas Ecorche mes ailes Envole moi Et laisse toi tranquille à la fois Mille fois entrelassons nous Et lassons nous meme en dessous Serre moi encore, serre moi Jusqu'à étouffer de toi
Il y a des salauds Qui pillent le coeur des femmes Et des femmes qui n'savent plus trop D'où l'amour tire son charme Papillons de fleurs en fleurs D'amour en amour de douleur Ceux qui n'ont qu'une étoile Et ceux qui brulent leur voiles
J'aime tes larmes quand tu aimes Ta sueur, ton sang, rendons nous amants Qui se passionnent, qui se saignent J'aime quand mon écorché est vivant Je ne donne pas long feu A nos tragédies, à nos adieux Reviens moi, reviens moi Tu partiras mieux comme ça
A force de se tordre, On en finirait par se mordre A quoi bon se reconstruire, Quand on est adepte du pire? Malgré nous, Malgré nous, A quoi bon se sentir plus grand Que nous, deux grains de folie dans le vent deux âmes brulantes, deux enfants
Refrain
Embrasse moi dessus bord Viens mon ange, retracer le ciel J'irais crucifier ton corps, Pourrais-je dépunaiser tes ailes ? T'embrasser, te mordre en même temps Enfoncer mes ongles dans ton dos brulant Te supplier de me revenir et tout faire, oh tout Pour te voir partir et viens Emmene moi là bas Donne moi la main Que je ne la prenne pas Ecorche mes ailes Envole moi Et laisse toi tranquille a la fois Mille fois entrelassons nous Et lassons nous même en dessous
Serre moi encore, serre moi Jusqu'a étouffer de toi {x2}
Ceux qui connaissent me signaleront peut-être que ces deux groupes parlent du cannabis et ne le condamnent pas, ils en sont consommateurs, à quoi je rétorquerais que le fait que Bashung ait été alcoolique n'a jamais rien oté à son talent et à sa claivoyance. (et ce n'est qu'un exemple) _________________ " À l'égard des relations sexuelles, l'homme s'est élevé un peu au-dessus du chien ; mais il ne cesse d'accuser les préjugés qui l'empêchent de redescendre au-dessous." Lucien Arréat |
|  | | mgmiller31

Inscrit le : 11 Juil 2005 Messages : 52
| Sujet: Re: trois chansons Ven 22 Juil à 0:56 | |
| tes chansons m'ont frappé également pour leur authenticité .J'en ai trouvé une sur un site,qui n'a rien a voir avec le sexe,sauf que sur la page d'acceuil il y a une chanson(il faut donc des enceintes!!) qui se rapportent aux hommes qui surfent sur internet ! Je previens c'est de l'autodérision!!(2 ou 3 passages m'ont bien fait marrer tellement c'est criant de vérité!!)Le chanteur ne serait-il pas un sevré?
http://teamnpk.jexiste.fr/ |
|  | | Dora

Inscrit le : 06 Juin 2005 Messages : 168 Région : bretagne
| Sujet: Re: trois chansons Ven 22 Juil à 8:39 | |
| Ho terrible! Les Nains Porte Quoi avec mon ancien groupe on a fait un concert avec eux! Oui sympa leur chanson, ça fait sourire oui, et un régal pour mes oreilles adeptes de bonnes basses.  _________________ " À l'égard des relations sexuelles, l'homme s'est élevé un peu au-dessus du chien ; mais il ne cesse d'accuser les préjugés qui l'empêchent de redescendre au-dessous." Lucien Arréat |
|  | | solis Administrateur


Inscrit le : 15 Mai 2005 Messages : 81
| Sujet: Re: trois chansons Ven 22 Juil à 19:39 | |
| Ooops ! C'est excellent ! Et très encourageant ! Aux vieux rythmes de mon poignet ! Non ! Je blague ! Je repense aussi à la chanson d'Ophélie Winter : "Tout le monde le fait", mais bon, c'est plus un titre qui déculpabilise la masturbation ! _________________
 Le sang qui coule dans mes veines passe d'abord dans mon coeur... |
|  | | Cœur Voilé

Inscrit le : 08 Sep 2005 Messages : 64
| Sujet: Re: trois chansons Ven 9 Sep à 3:57 | |
| Salut,
intéressantes ces 3 chansons.
Je connais Sinsemilia de nom mais j'ai jamais trop écouté. Cette chanson me plait bien ainsi que les paroles.
Tryo, pareil, je connais juste de nom. Par contre dans les paroles y'a un truc qui m'a accroché, c'est : "Il y a des salauds Qui pillent le coeur des femmes" ...oui et j'ai l'impression que c'est malheureusement ceux-là qui les attire le plus (avant le pillage bien sûr ). Mais je ne doute pas qu'on puisse trouver l'équivalent dans l'autre sens.
A bientôt. |
|  | | john warsen

Inscrit le : 20 Mai 2005 Messages : 434 Région : nantes
| Sujet: Re: trois chansons Dim 25 Sep à 21:42 | |
| moi aussi j'ai ma p'tite chanson du soir, que je ne me lasse pas de réentendre comme une métaphore dédramatisante du petit vélo de l'obsession : "Le nombril des femmes d'agent"
Voir le nombril d'la femm' d'un flic N'est certainement pas un spectacle Qui, du point d'vu' de l'esthétique, Puiss' vous élever au pinacle... Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris, Un honnête homme sans malice Brûlant d'contempler le nombril D'la femm' d'un agent de police...
"Je me fais vieux, gémissait-il, Et, durant le cours de ma vie, J'ai vu bon nombre de nombrils De toutes les catégories : Nombrils d'femm's de croque-morts, nombrils D'femm's de bougnats, d' femm's de jocrisses, Mais je n'ai jamais vu celui D'la femm' d'un agent de police...
"Mon père a vu, comm' je vous vois, Des nombrils de femm's de gendarmes, Mon frère a goûté plus d'un' fois D'ceux des femm's d'inspecteurs, les charmes... Mon fils vit le nombril d'la souris D'un ministre de la justice... Et moi, j'n'ai même pas vu l' nombril D' la femm' d'un agent de police... "
Ainsi gémissait en public Cet honnête homme vénérable, Quand la légitime d'un flic, Tendant son nombril secourable, Lui dit : "Je m'en vais mettre fin A votre pénible supplice, Vous fair' voir le nombril enfin D'la femrn' d'un agent de police... "
"Alléluia !" fit le bon vieux, De mes tourments voici la trêve ! Grâces soient rendu's au Bon Dieu, Je vais réaliser mon rêve ! " Il s'engagea, tout attendri, Sous les jupons d'sa bienfaitrice, Braquer ses yeux, sur le nombril D'la femm' d'un agent de police...
Mais, hélas ! il était rompu Par les effets de sa hantise, Et comme il atteignait le but De cinquante ans de convoitise, La mort, la mort, la mort le prit Sur l'abdomen de sa complice Il n'a jamais vu le nombril D'la femm' d'un agent de police...
Georges "j'ai même pas Internet sur ma tombe" BRASSENS
et pis tiens, une deuxième sans augmentation du prix, très belle et très adaptée à nos besoins :
Every Grain Of Sand
In the time of my confession, in the hour of my deepest need When the pool of tears beneath my feet flood every newborn seed There's a dyin' voice within me reaching out somewhere, Toiling in the danger and in the morals of despair. Don't have the inclination to look back on any mistake, Like Cain, I now behold this chain of events that I must break. In the fury of the moment I can see the Master's hand In every leaf that trembles, in every grain of sand. Oh, the flowers of indulgence and the weeds of yesteryear, Like criminals, they have choked the breath of conscience and good cheer. The sun beat down upon the steps of time to light the way To ease the pain of idleness and the memory of decay. I gaze into the doorway of temptation's angry flame And every time I pass that way I always hear my name. Then onward in my journey I come to understand That every hair is numbered like every grain of sand. I have gone from rags to riches in the sorrow of the night In the violence of a summer's dream, in the chill of a wintry light, In the bitter dance of loneliness fading into space, In the broken mirror of innocence on each forgotten face. I hear the ancient footsteps like the motion of the sea Sometimes I turn, there's someone there, other times it's only me. I am hanging in the balance of the reality of man Like every sparrow falling, like every grain of sand.
Au moment de ma confession, à l'heure de ma plus intense nécessité Quand la flaque des larmes à mes pieds noie chaque graine en germe Une voix mourante en mon sein cherche à atteindre un lieu, Luttant péniblement au cœur du danger et des morales du désespoir. Je ne suis pas enclin à me retourner sur chaque erreur du passé, Comme Caïn, je distingue désormais cette chaîne d'événements que je dois briser. Dans la violence du moment je vois la main du Maître Dans chaque feuille qui tremble, dans chaque grain de sable. Oh, les fleurs de l'indulgence et les mauvaises herbes d'antan, Comme des criminelles, ont étouffé respiration de la conscience et bonne humeur. Le soleil a illuminé les pas du temps pour éclairer le chemin Pour apaiser la souffrance du désoeuvrement et le souvenir de la déchéance. Je fixe sans ciller les flammes malines de la tentation sur le seuil Et chaque fois que j'emprunte ce chemin, j'entends chaque fois mon nom. Puis plus avant dans mon voyage, je viens à comprendre Que chaque cheveu est compté, comme chaque grain de sable. Je suis passé de la misère à la fortune dans le chagrin de la nuit Dans la violence d'un rêve d'été, dans la froideur d'une lumière d'hiver, Dans la danse amère de la solitude engloutie par l'espace, Dans le miroir brisé de l'innocence perceptible sur chaque visage oublié. J'entends les pas anciens à la façon des remous de la mer Parfois je me retourne et il y a quelqu'un, parfois ce n'est que moi. Je tente de maintenir l'équilibre dans la réalité humaine Comme chaque moineau qui tombe, comme chaque grain de sable.
Bob Dylan (sur l'album Shot of Love, à ne pas confondre avec "Chiotte of Love", rengaine éculée de John dit "l'âne")  _________________ la pornographie nous prend pour des branleurs. |
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