Salut toustoutes,
c'est vrai que le fait de commencer un travail avec un psy est difficile. Déjà, comme le disait C&C, ça n'est pas facile de faire le tri entre les différents types de praticiens. Et c'est surement vrai qu'il y a des gens sérieux et d'autres non, des gens honnêtes et des gens malhonnêtes, comme partout car ce sont aussi des êtres humains.
Donc je pense qu'il faut s'informer et garder un esprit critique même si ça n'est pas toujours évident quand on est en difficulté.
Il faut aussi dépasser le stade de "si je vais voir un psy, je suis fou (je simplifie beaucoup mais ça me semble quand même bien correspondre à une réalité cette réflexion)" et des clichés des psys (pour en rire un peu, je vous renvoie à la séquence du psy dans le film "Mary à tout prix", que je trouve magnifique...évitez ce genre de psy

).
De toutes façons, on se traîne tous des névroses, psychoses et/ou autres. Parfois, on arrive à les maîtriser seul(e) et parfois non. Une fois qu'on a compris et accepter ça, ça va déjà mieux. Et je pense qu'il est important de comprendre que ce qu'un bon psy peut vous apporter (un regard extérieur maitrisé et professionnel) ne peut pas vous être apporté par des proches.
Attention, je ne dis pas que je pense qu'aller voir un psy est une obligation. Juste que ça peut être stupide voire dangereux de croire que l'on peut s'en sortir tout seul alors qu'on ne le peut pas. Accepter cela n'est pas un échec à mon avis, bien au contraire. Par contre le nier, oui.
En ce qui me concerne, aprés avoir longtemps hésité car je pensais que je pouvais (et qu'il fallait) que je m'en sorte seul, je suis arrivé à un point de saturation et de sentiment d'échec qui m'a fait prendre la (bonne) décision. C'est aussi le hasard et des conseils amicaux de proches qui m'ont permis de trouver la bonne personne. En fait, je n'ai pas été voir d'autres praticiens car ça s'est bien passé. J'ai eu de la chance à ce niveau, mais sinon j'aurais été voir ailleurs jusqu'à ce que je trouve.
Lors de cette 1ère séance, ma psy m'a expliqué ce qu'elle faisait, quel courant elle suivait, parlé de l'engagement financier et bien sûr je lui ai parlé de ce qui m'amenait. Au départ, je ne lui ai pas parlé de ma dépendance, car je ne pensais pas à l'époque que c'était une des causes de mon mal-être, disons que je voyais plutôt ça comme une conséquence. Lors de la dernière séance j'ai voulu lui en parlé mais je n'ai pas réussi. Je lui ai donc proposer de le faire d'abord par mail puis d'en parler ensemble, ce que je vais faire.
Pour parler de fait concret, la première séance de 1H30 avec ma psy était gratuite et destinée à me permettre (et à lui permettre) de voir si on souhaitait mutuellement continuer. Je fais actuellement 2 double-séances de 1H30 par mois. Le coût par séance = 60 euros (1 séance = 45 mn). La psychanalyste que je consulte exerce dans un cabinet privé, je ne suis donc pas remboursé du tout. Ca peut paraître cher mais c'est pour moi un engagement financier assumé. Si vous trouvez la bonne personne, je vous déconseille fortement de faire passer l'aspect financier en premier lieu. Et comme l'a dit C&C : "Il y a toujours une solution... !

".
Peut-être serait-il intéressant dans cette discussion de définir les différents types de praticiens, non ? Ca pourrait aider les personnes qui veulent commencer un travail. J'étais tenté de m'ycoller mais ça a sans doute été plus clairement et mieux fait que je ne pourrais le faire.
En tout cas même si ça ne pas facile au début de trouver comment et avec qui débuter un travail, je peux vous dire que c'est trés précieux lorsque l'on a trouvé quelqu'un de compétent. Associé à un forum comme celui-ci, c'est encore mieux.
A bientôt.